Loïc Peyron à 3 jours d'un triomphe annoncé

Le trophée Jules Verne ne devrait pas échapper au skipper baulois

Par Christophe Turgis

A sans doute 3 jours d'une arrivée triomphale à Brest, Finistère, où il devrait s'emparer

du Trophée Jules Verne, Loïck Peyron, le skipper du trimaran géant Banque Populaire V, ne nourrissait qu'une seule "petite déception" : ne pas avoir vu le cap Horn de

plus près !

Loïc Peyron table sur un passage vendredi soir de la ligne d'arrivée entre l'île d'Ouessant

(au large de la pointe bretonne) et le cap Lizard (sud-ouest de l'Angleterre). "Encore trois jours de navigation, a-t-il confié au 42e jour de mer. Nous ne sommes pas encore arrivés et il nous reste plus ou moins 2300 milles (ndlr: 4150 km) à parcourir".

A 15 heures (heure française), Peyron et ses 13 équipiers comptaient 830 milles d'avance -soit plus de 2 jours- sur les temps du record établi en mars 2010 par Franck Cammas et ses 9 hommes d'équipage sur le trimaran Groupama 3.

Bateau et équipage et parfait état

"Le bateau et les équipiers sont en parfait état, nickel. Nous sommes contents d'être à nouveau en route directe vers l'arrivée, après 48 heures un peu longues au cours desquelles nous avons allongé notre route pour éviter une grande zone où il n'y avait pas de vent mais une mer casse-bateau", l'anticyclone des Açores.

"On a préféré arrondir notre route, faire plus de milles et ne pas prendre de risques. C'était un peu frustrant car, à un moment, on faisait route sur New York!"

Le skipper de Banque Populaire V, qui est le plus grand multicoque de course au

monde, ne tarit pas d'éloges sur ce voilier dessiné par le cabinet VPLP.

"Ce bateau a un immense potentiel et sa conception est parfaite. Il est grand et relativement léger (ndlr: 24 tonnes environ), donc très rapide. Son seul handicap, commun à tous les trimarans, c'est d'être très inconfortable dans certaines conditions, avec le vent et la mer de travers".

Le skipper de Banque Populaire V a reconnait avoir "peu barré" au cours de cette

circumnavigation express. "Mais je ne ressens pas de frustration. Il y a plein d'excellents barreurs à bord et je n'ai pris la barre que lors de manoeuvres un peu compliquées, comme lors d'empannages (ndlr: virements de bord vent arrière, toujours délicats) dans de la mer. Ce n'est pas que les autres n'en soient pas capables mais je suis responsable du bateau et c'est mieux ainsi".

Pour s'emparer du Trophée Jules-Verne, tour du monde en équipage et sans escale en 48 jours 07 heures et 44 minutes, Peyron et son équipage devront franchir la ligne avant le lundi 9 janvier.

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