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Mère infanticide jugée à Strasbourg : les faits

Une mère de famille est accusée d'avoir provoqué la mort d'une de ses filles et empoisonnée l'autre à Nantes, en 2005.

Par Sarah Rebouh

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Mère infanticide jugée à Strasbourg : les faits

Une mère de 36 ans, déjà condamnée à Nantes pour avoir empoisonné sa fille à l'insuline en 2005, a comparu jeudi 1er décembre devant la cour d'assises du Bas-Rhin pour avoir provoqué la mort, en 1999, d'une autre de ses filles. Le procès, qui devait durer 2 jours, a été renvoyé ce vendredi

Un drame familiale comme il en existe de plus en plus. L'accusée, âgée de 36 ans, aurait provoqué la mort d'une de ses filles en la secouant.

En 2005, elle avait déjà été condamnée à de la prison avec sursis, à Nantes, pour des faits de maltraitance sur mineur.

Le procès avait débuté jeudi mais a été renvoyé à une date ultérieure. Les faits se sont déroulés en 1999 à Haguenau, en Alsace, mais ils ont ressurgi après de nouveaux faits, survenus en Loire-Atlantique où cette jeune mère a emmenagé quelques années plus tard. L'enquête a été rouverte à la suite d'un nouveau drame, celui-ci concernant un nouveau-né.

Elle avait été soupçonnée d'avoir empoisonné cette enfant, Maëva, alors âgée de 14 mois, en lui administrant plusieurs injections d'insuline. La fillette a été sauvée en urgence.

Le syndrome de Münchhausen par procuration

La mère a été diagnostiqué malade, atteinte de trouble psychique. Les médecins ont défni ses troubles en désignant le syndrome de Münchhausen appelé également syndrome de Meadow, qui pousserait cette femme à rendre volontairement son enfant malade pour mieux le soigner ensuite. Cette maladie, découverte en 1977, laisse entrevoir, le plus souvent, des maltraitances infligées à soit même. Dans le cas où les sévices sont infligés à une tierce personne, il s'agit du syndrome de "Münchhausen par procuration".

Pour ces faits, qualifiés "d'administration de substances nuisibles", Mme Connin avait été condamnée à Nantes à trois ans de prison avec sursis en mars 2008.  Cette fois, l'accusée, défendue par maître Emmanuel Geoffroy, est poursuivie pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Elle risque 30 ans de réclusion. (Voir la vidéo)

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