Muguet nantais : coup dur pour les maraîchers

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anne Elisabeth Philibert

La douceur du climat aura eu raison du muguet nantais. Entre 20 et 50% de perte pour les producteurs.

La douceur du climat aura eu raison du muguet nantais. Au lendemain du 1er mai, symbole de la fleur aux clochettes, les producteurs annoncent qu'ils ont jeté entre 20 et 50 % de leur cueillette. Un coup dur pour les maraîchers qui pensent que la filière est menacée.

Les très fortes températures du mois d'avril ont fait fleurir les brins de muguet trop tôt. Cette année, la cueillette a commencé entre le 11 et le 14 avril alors qu'en temps normal elle a lieu autour du 20 du mois. Puis des dispositions particulières ont dû être prises pour tenter de garder les brins intacts jusqu'au 1er mai. Un premier tri a donc été effectué à la cueillette pour éliminer ceux qui n'avaient aucune chance de tenir, les autres ont été mis dans l'eau en chambre froide afin de ralentir la floraison. Malgré cela, certains se sont ouverts trop vite ce qui a nécessité un deuxième tri puis un troisième juste avant l'expédition. Cette année, les producteurs ont donc consacré deux fois plus de temps à la petite fleur éphémère pour finalement jeter la moitié de ce qui a été cueilli.

L'heure n'est pas à l'optimisme : la grande région nantaise fournit 85% de la production nationale et emplois 5 000 travailleurs saisonniers. Contre 100 producteurs de muguet il y a une dizaine d'années, seulement une trentaine subsistent aujourd'hui.



 



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