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QM2 : deuxième jour du procès

Le troisième procès du drame du Queen Mary 2 s'est ouvert lundi à Versailles

Par Fabienne Béranger et AFP

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rappel du feuilleton judiciaire du drame du QM2

Depuis l'effondrement de la passerelle le 15 novembre 2003, les rendez-vous judiciaires se succèdent

Deux cadres des Chantiers de l'Atlantique comparaissent en appel après l'annulation de leurs condamnations en cassation.

Les débats ont commencé lundi après-midi avec l'audition d'un des prévenus, Christophe Pierrard, ancien responsable de la logistique des Chantiers de l'Atlantique.

Son co-prévenu, Etienne Lamock, coordinateur d'ouvrage, devait être entendu en fin d'après-midi.

Les deux salariés des ex-Chantiers de l'atlantique, aujourd'hui STX, condamnés à 2 ans et 18 mois de prison avec sursis s'étaient pourvus en cassation et cette juridiction a cassé l'arrêt. D'où ce nouveau procès devant la cour d'appel de Versailles.

Le rappel des faits :

Le 15 novembre 2003, l'effondrement de la passerelle, qui reliait au quai le paquebot géant en cale sèche aux Chantiers à Saint-Nazaire, avait entraîné la chute de 45 personnes (visiteurs et personnels) d'une hauteur de 18 mètres, faisant 16 morts et 29 blessés.

Plusieurs expertises ont pointé des erreurs de conception de la passerelle, auxquelles se sont ajoutées des erreurs au moment de son montage.

Interrogé par la cour sur les conditions de commande de cette passerelle, Christophe Pierrard a déclaré que "cela ne faisait pas partie de (ses) attributions de vérifier les

calculs en échafaudages. Depuis 1996, tout était sous-traité".

"On travaillait habituellement avec Endel", un sous-traitant, a-t-il ajouté, se défendant d'avoir commis une faute.


Les condamnations d'Etienne Lamock et Christophe Pierrard, relaxés en première instance puis condamnéspar la cour d'appel de Rennes avaient été annulées par

la cour de cassation le 23 novembre 2010.

En première instance, en février 2008, seuls avaient été condamnées, en tant que personnes morales, les Chantiers et leur sous-traitant Endel, qui avaient écopé chacun d'une amende de 177.500 euros.

En appel, l'amende avait été portée à 225.000 euros. En outre, la cour d'appel avait condamné quatre particuliers: deux salariés des Chantiers et deux employés de Endel, l'un responsable d'agence et l'autre dessinateur de la passerelle. Ces deux derniers, qui avaient également écopé de peines de 24 et 18 mois avec sursis, ne s'étaient pas pourvus en cassation.

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