Technicolor : les syndicats veulent une réunion

© France 3 Pays de la Loire
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L'intersyndicale sera reçue mardi par Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME.

Par Fabienne Beranger avec AFP

L'intersyndicale de Technicolor (ex-Thomson) a appelé vendredi, après l'annonce de la cessation de paiement de l'établissement d'Angers (340 salariés), à "une réunion de crise urgente" avec la direction du groupe, les syndicats, le gouvernement et les collectivités locales.

"Nous allons déjà être reçus mardi au ministère du redressement productif par la ministre Fleur Pellerin", a indiqué Guillaume Trichard, porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CGT-Sud-Unsa.
"Ce que nous voulons et cela devient très urgent, c'est une réunion avec l'ensemble des parties prenantes dans ce dossier, c'est-à-dire la direction du groupe, les partenaires sociaux, les collectivités locales et le gouvernement", a précisé le responsable syndical.
"Les salariés ont maintenant une épée de Damoclès au dessus de leur tête jusqu'en septembre", a-t-il ajouté.

La direction de Technicolor a confirmé vendredi à la mi-journée le dépôt de bilan, dans la journée, de son usine d'Angers, spécialisée dans la production de décodeurs numériques, qui était aussi son dernier site de production en Europe.
"La direction du groupe confirme que le mandataire social de Thomson Angers a annoncé ce jour en comité d'entreprise (CE) que Thomson Angers était en cessation de paiement", a indiqué un porte-parole du groupe, sans autre commentaire à ce stade.

Selon des sources syndicales, Technicolor doit proposer au tribunal de Nanterre un plan de continuation de quatre mois "jusqu'en septembre".
Jusqu'ici, un mandataire social avait engagé des discussions avec de potentiels repreneurs mais aucun projet concret n'a encore été rendu public.
"Le type d'activité pourrait changer, mais que ce soit des décodeurs, du recyclage ou du reconditionnement de décodeurs, il faut que les donneurs d'ordre garantissent un certain niveau d'activité pour trouver une solution réellement pérenne pour le site et les emplois", a estimé Guillaume Trichard.

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