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Un accord entre l'agent SNCF et sa direction

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En 1997, Pascal Prou, un cheminot, avait été contraint par son supérieur d'enterrer les restes d'un collègue

Par Fabienne Beranger

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Un cheminot indemnisé pour avoir été obligé d'ente

En 1997, le cheminot avait dû enterrer les restes d'un de ses collègues tué par un TGV... Aujourd'hui devant le tribunal des Prud'hommes, les 2 parties ont trouvé un accord.... La SNCF va indemniser le cheminot.

L'affaire passait en jugement aux Prud'hommes ce matin. "Pour ne pas raviver les souvenirs de cette douloureuse affaire", les deux parties "sont parvenues à un accord qui permettra à Mr Prou d'aider les orphelins de la SNCF" selon le communiqué de presse écrit conjointement par les deux parties.

Le rappel des faits :

En 1997, un agent SNCF est percuté par un TGV à Bouchemaine (Maine et Loire). Sa famille constate, après avoir récupéré le corps, qu'il manque des effets personnels. Ses collègues sont alors envoyés sur place.Ils retrouvent ces effets personnels , mais découvrent aussi qu'il subsiste sur place des restes humains «éparpillés autour des rails».

Le chef d'équipe de Pascal lui demande alors de ramasser les restes de son collègue, ce qu'il refuse.
Les restes humains sont ramassés et réunis dans un sac poubelle par d'autres agents et son chef d'équipe "oblige" Pascal "à aller les enterrer dans un terrain vague".

En 2008, aidé de son avocat, Maître Mickaël Boulay, il porte plainte pour inhumation sauvage. Au cours de l’enquête ordonnée par le Parquet, le chef d’équipe avoue. Mais les faits étant prescrits, l’affaire s'arrête là.

L'agent Sncf avait  donc choisi de saisir le conseil des prud’hommes de Paris pour manquement à l’obligation de loyauté dans le cadre des obligations contractuelles.

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