Valerie Trierweiler, la 1ère dame est née à Angers

Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est née dans le quartier de Montplaisir à Angers.

Par Fabienne Beranger avec AFP

Souvent présentée comme issue d'un milieu modeste, Valérie Trierweiler, née Massonneau le 16 janvier 1965 à Angers (Maine-et-Loire), se définit plutôt comme issue d'une "famille bourgeoise totalement désargentée".


Portrait de Valérie Trierweiler par France3PaysdelaLoire

La vente en 1950 de la banque "Massonneau-Bordier", codirigée par son grand-père paternel,  est entourée d'un tel flou qu'elle devient une légende.

Père invalide pensionné, après avoir perdu une jambe à 12 ans en 1944 dans l'explosion d'une mine, mère un temps caissière à la patinoire d'Angers pour arrondir les fins de mois, la nouvelle Première dame, cinquième d'une famille de six enfants, a vécu toute son enfance dans une cité de maisons HLM d'Angers.
Cette époque, dont elle ne garde "que des souvenirs heureux" même "s'il n'y avait pas du tout d'argent", lui a donné un caractère trempé, comme en témoignent confrères et politiques de droite comme de gauche.


Journaliste, Valérie Trierweiler passe de l'autre côté du miroir: avec l'élection de son compagnon François Hollande à l'Elysée, cette observatrice du monde politique va devenir Première dame, au plus près du pouvoir, sous l'oeil des médias.
Fait inédit, elle devient aussi la première Première dame de la Ve République non mariée avec son compagnon au moment de l'accession de celui-ci à l'Elysée.
Une situation qui pourrait se révéler compliquée sur le plan diplomatique. Mais qui ne paraît pas tracasser le nouveau couple présidentiel. "Franchement, ce n'est pas du tout un aspect qui me travaille", affirme ainsi à l'AFP Valérie Trierweiler.
François Hollande, qui ne s'est jamais marié avec Ségolène Royal, la mère de ses quatre enfants, n'est pas décidé à franchir le pas, comme il le confirme dans un livre de deux journalistes à l'AFP, à paraître lundi.
"Valérie est la femme de ma vie", c'est par ces mots, en octobre 2010, que le député de Corrèze avait officialisé, dans Gala, sa liaison avec la journaliste de Paris-Match, scellant la fin de sa relation avec Ségolène Royal en juin 2007.
 
Agée de 46 ans, cette femme élégante aux longs cheveux châtain, louée pour sa beauté, mais pour certains d'une réserve confinant à la froideur, a par petites touches, imposé sa présence discrète mais incontournable dans la campagne de son compagnon-candidat.
Comme d'autres de ses consoeurs de la presse, sa nouvelle vie l'a obligée à tirer un trait sur sa passion, le journalisme politique, dans lequel elle s'est lancée dès sa sortie de la Sorbonne en 1988 munie d'un DESS en sciences politiques.
Elle a ainsi successivement arrêté ses "portraits de campagne", son magazine culturel "Itinéraires", sur la chaîne Direct 8. Elle a aussi dû s'écarter de "la vie collective" de la rédaction de Paris-Match, où elle travaille depuis 22 ans.
 
Mais pour cette passionnée d'infos, l'essentiel est de rester au coeur de l'évènement.
Finalement "c'est un peu comme si j'entrais dans mes papiers", confie-t-elle à l'AFP. Farouchement indépendante, elle a aussi la ferme intention de continuer à travailler une fois Première dame, sous une forme pas encore définie.
"Elle est entière et simple", décrit ainsi Safia Otokoré, fidèle de Pierre Moscovici,
et "pendant sa traversée du désert heureusement que François Hollande l'avait à
ses côtés".
 "C'est quelqu'un de très droit en qui on peut vraiment avoir confiance", souligne une amie de longue date, proche de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
"Très réservée, certains la trouvent froide mais c'est pour se protéger, elle est tout sauf méprisante", ajoute-t-elle.
Laurent Léger, journaliste à Charlie Hebdo, qui a travaillé 12 ans avec elle à Paris-Match, dépeint "une personnalité franche, carrée, très professionnelle", travaillant "sans esprit partisan". Une mère aussi très attentive à ses trois garçons issus de son mariage avec Denis Trierweiler, âgés aujourd'hui de 15, 17 et 19 ans.
Attaquée, elle peut aussi être cassante, répliquant dans la seconde par des tweets mordants, comme lorsque Match avait publié des photos privées sans la prévenir.
  

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