Vent de fronde sur un camping vendéen

Des propriétaires de mobile homes en révolte contre le propriétaire de leur camping à Saint-Jean-de-Monts

Par Christophe Turgis

Ils sont 64 propriétaires de mobile homes à vouloir assigner en justice le nouveau propriétaire de leur camping quatre étoiles. Motif de leur démarche, ils ne sont pas d'accord avec les nouveaux contrats proposés, et surtout, refusent tout net l'augmentation des tarifs.

Ils résident dans les Hautes-Alpes, en région parisienne ou plus près de la Vendée, en Loire-Atlantique ou en Maine-et-Loire. Tous ont en commun depuis de nombreuses années un petit coin chez eux au bord de la mer. Chez eux ? Pas tout à fait. Leurs mobile homes sont installés sur le camping Tropicana. 7 hectares quatre étoiles à Saint-Jean-de-Monts. Camping bien tenu, fréquenté par des habitués, ouvert toute l'année. Un petit coin de paradis, mais chez les autres.

Car l'an dernier le propriétaire du camping a mis son commerce en vente. Et trouvé un acquéreur aussitôt. Le nouveau propriétaire n'y va pas par quatre chemins, il veut faire signer de nouveaux contrats aux occupants des mobile homes, et relever les tarifs de location. Sans crier gare ni demander l'avis de personne.

Comme la plupart des campeurs en révolte sont originaires du Maine-et-Loire, c'est un avocat angevin, Me Salquain, qui défend leurs intérêts. Car la nouvelle direction du camping ne fait pas les choses à moitié. Fin des contrats par tacite reconduction pour une résiliation annuelle systématique, contraire au code de la consommation selon l'avocat, commissions sur les sous-locations, ou la revente des mobile homes. Et puis, le camping n'ouvrirait plus que du 1er avril aux vacances de la Toussaint.

Pour les propriétaires qui considéraient leurs mobile homes comme de véritables résidences secondaires, leurs vacances vendéennes n'auront plus jamais la même saveur.

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