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Loi littoral : vers un aménagement des zones protégées ?

La côte atlantique sur la commune de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique). / © MAXPPP
La côte atlantique sur la commune de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique). / © MAXPPP

Va-t-on pouvoir construire plus près des côtes?  Mardi 31 janvier, les députés ont adopté un amendement sur la loi Littoral, législation qui réglemente depuis plus de 30 ans l'urbanisation en bord de mer. La modification du texte était défendue par certains maires de la région.

Par Valentin Pasquier

La dune de Belmont est un terrain de trois hectares vierge face à la mer, près de la Turballe (Loire-Atlantique). Ce site est aujourd’hui préservé du lotissement, mais cela risque de changer avec la remise en question de la loi Littoral.
 
Cette proposition de loi a été amendée la semaine dernière par les sénateurs et devrait permettre de nouvelles constructions, ce qui inquiète bon nombre d'associations de défense de l'environnement mais contente certains municipalités qui vivent notamment du tourisme.
 
Située entre deux zones d'habitat, la dune de Belmont est considérée comme une "dent creuse", qui pourrait être urbanisée. Les associations environnementales s'y opposent fermement. «  Si l’amendement passait, cela voudrait dire que [la zone] serait entièrement ouverte à l’urbanisation. Et ça, nous n’en voulons pas, explique Mireille Bourdon, présidente de Vert pays blanc et noir. On ne peut pas, au nom d’un développement, au nom de la croissance, supprimer comme ça des zones qui ont un grand intérêt environnemental ».

Des élus pour une précision de cette loi

Mais ces terrains-là sont très convoités par les promoteurs et les municipalités. Celle de la Baule par exemple n'a pas exe plus beaucoup de sites constructibles sur ses 6 kilomètres de côtes. Le maire Yves Métaireau est donc en faveur de l’assouplissement de la loi Littoral.
 
« Le littoral doit aussi se développer, soutient-il. Dans la zone des 100 mètres, nous ne pouvons pas avoir que des constructions à usage maritime. Nous avons des villes au bord de la mer et on doit pouvoir sécuriser les équipements qui les accompagnent ».

Au niveau national, la voix de ces maires du littoral est relayée à  l'Assemblée Nationale par plusieurs députés, dont le vendéen Yannick Moreau. « Ce que l’on veut, c’est que la loi Littoral soit précisée, permettre l’aménagement de dents creuses, l’installation d’exploitations aquacoles et agricoles ». L’élu trouve que la nature de la loi Littoral a été altérée par « un excès de protection ».

les efforts n'ont pa sété vains, puisque les mesures d'assouplissement ont été approuvées par les députés le 31 octobre, sans pour autant être remise en question au Sénat. La loi Littoral avait été adoptée à l'unanimité par le Parlement il y a 31 ans. Mais l'érosion du soutien politique est manifeste aujourd'hui. Pas celui des Français, qui continuent à plébisciter cette loi à plus de 90%.

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