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Loire-Atlantique : la nappe phréatique de Machecoul très basse

Les restrictions d'usage de l'eau potable et des pompages vont se poursuivre / © France Télévisions Olivier Quentin
Les restrictions d'usage de l'eau potable et des pompages vont se poursuivre / © France Télévisions Olivier Quentin

Les prévisions météo n'annoncent pas de pluies significatives en Pays de la Loire avant au moins huit jours. La sécheresse va donc se poursuivre jusqu'au samedi 7 septembre. Des nappes phréatiques sont à la peine. Et ce ne sont pas quelques averses qui changeront la situation.

Par Olivier Quentin

A Nantes, il pleut souvent non ? 

Non, justement !

Et le site de Météo-France continue d'annoncer du soleil pour la semaine à venir. Les pluies, si elles se confirment sont attendues pour samedi prochain seulement.

Les conséquences se multiplient, des maisons qui se fissurent, des zones humides qui le sont de moins en moins, des cours d'eau qui comme la Loire sont historiquement bas et des nappes phréatiques qui ne se portent pas mieux.
 

Le lac de Grand-Lieu très bas pour une fin août.


Le Lac de Grandlieu est le plus grand lac de plaine en France... mais en hiver, lorsque les 60 km² sont inondés. En ce moment et comme chaque été, le niveau du lac est bas et comme le montre ce graphique communiqué par le Syndicat d'Aménagement Hydraulique du Sud-Loire, il ne cesse de descendre depuis le mois de mars.

Il s'approche des niveaux les plus bas de ces dernières années.
 
© Source : Syndicat d'Aménagement Hydraulique du Sud-Loire
© Source : Syndicat d'Aménagement Hydraulique du Sud-Loire

Le Syndicat d'Aménagement Hydraulique ne peut plus pomper dans la Loire pour alimenter le Marais Breton dans le Pays de Retz (voir notre article du 26 août dernier) et rappelle que depuis le 9 août la situation est passée en Alerte Renforcée concernant le pompage dans la Loire.

L'irrigation des grandes cultures n'est autorisée que quatre nuits par semaine pour les exploitants qui se servent dans le fleuve. Et ce en vertu d'une dérogation. Ce qui signifie que le niveau de la Loire devrait imposer une interdiction plus sévère encore.
 

La nappe phréatique de Machecoul s'appauvrit


Pour ceux qui pompent dans la nappe phréatique de Machecoul, la situation pourrait bien se compliquer. Cette nappe qui alimente 80 irrigants de la zone est en difficulté.

Jusqu'à maintenant, elle n'était pas utilisée pour fournir de l'eau potable à la population locale, seulement à l'association d'irrigants. Mais de nouveaux forages devaient permettre à la rentrée d'alimenter aussi le réseau.

Pour des raisons techniques, ces forages ont pris du retard, ce qui évitera sans doute une trop forte sollicitation de la nappe. Il n'empêche, l'eau va venir à manquer s'il ne pleut pas rapidement.
 

La nappe de Campbon protégée par un apport de Nantes


Pas d'inquiétude en revanche pour le moment pour la nappe de Campbon qui alimente en eau potable la population des environs de Saint-Nazaire. 

"On a observé à la mi août un ralentissement de la baisse de son niveau nous dit François Chéneau, Vice-Président de la CARENE (Agglomération de Saint-Nazaire). On est légèrement en dessus du niveau moyen relevé depuis 33 ans. Mais nous veillons à ne pas surexploiter la nappe."

De fait, l'usine d'eau potable de Nantes contribue à alimenter cette zone depuis 2017 par une canalisation de 70 km. L'apport également de la Vilaine n'est pas négligeable pour éviter une baisse trop forte de cette nappe de profondeur. 

"On doit rester vigilant" constate tout de même François Chéneau.
 

Des cours d'eau bas en Vendée


En Vendée, la Préfecture constate des débits de cours d'eau et des niveaux d'eau dans les marais qui restent bas.

Dans le sud-Vendée, la nappe phréatique du Langon affiche un niveau également inhabituel, inférieur à la moyenne constatée depuis 1992.

Les services départementaux précisent cependant que le niveau des retenues d'eau potable ne sont pas inquiétants pour une fin août. Le 23 août, les barrages étaient remplis à 63 %.  Ce qui est bien au dessus du niveau record (bas) affiché en 2003.

Dans ce département "aucune limitation sur l'utilisation d'eau potable n'est en vigueur rappelle la Préfecture mais l'évolution de la ressource est suivie avec vigilance."
 

Maine et Loire : la nappe Erdre dans le rouge


Dans le Maine et Loire,  une zone pose problème, à l'ouest d'Angers où la nappe d'Erdre est au plus bas. Celle de Romme Brionneau donne également des signes d'inquiétude. Mais dans ce département l'eau potable vient principalement de la Loire.

"Les usages d'irrigation vont disparaître dans quelques jours explique-t-on à la Direction Départementale des Territoires du Maine et Loire. Les besoins sont quasiment à la fin pour certaines cultures comme le maïs. Avec les retours des vacances cependant, le besoin en eau potable va remonter mais ça ne concerne pas les eaux profondes des nappes."

Théoriquement, le niveau des cours d'eau remontera avec les pluies l'automne. Mais les nappes, plus profondes, réagissent avec un temps de retard, parfois un mois. C'est pourquoi, à certains endroits, les restrictions vont probablement se poursuivre encore quelques temps.

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