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Nantes et Saint-Nazaire embauchent quand d'autres sites d'Airbus licencient

Environ 1 000 postes sont menacés au sein de la société d'aéronautique, essentiellement dans les fonctions administratives et non opérationnelles. Les sites de Nantes et Saint-Nazaire sont alors épargnés, et se portent bien par ailleurs. 
Airbus va supprimer plus de 1 000 postes en Europe dans le cadre de sa restructuration. Les syndicats craignent des licenciements secs. Une première dans l'histoire de l'avionneur européen.

Selon les informations préliminaires divulguées aux salariés lors de trois récents comités d'entreprise européens, le groupe s'apprête à supprimer "780 postes sans réelle justification", annonce la CFTC dans un communiqué. Mais un autre comité a lieu jeudi, notamment pour les branches finances, gestion immobilière et achats généraux, et devrait ajouter plusieurs centaines de suppressions d'emplois, précise à l'AFP Jean-Marc Escourrou, secrétaire FO (majoritaire).

Nantes et Saint-Nazaire épargnés


Airbus Nantes et Saint-Nazaire ont réagi ce jeudi matin à l'antenne de France Bleu. Les sites de production ne sont pour le moment pas concernés. Les deux usines disposeraient de commandes jusqu'à 2020, voire 2021, avec plus de 1 000 avions à produire, selon Michel Pontoizeau, délégué de Force Ouvrière.
 

Nous avons une charge de travail toujours aussi énorme.


constatait le syndiqué : "sur Nantes par exemple, nous allons embaucher 130 personnes, et l'année prochaine, il va falloir embaucher 150 personnes." Les salariés restent optimistes.

Si le carnet de commande est toujours rempli - on parle d'un record avec 1 000 milliards d'euros en jeu -, l'avionneur doit faire face à l'atonie du marché des hélicoptères. 

Un plan social en marche ? 


La direction n'a toujours pas évoqué de licenciements secs mais "plus vous avez de suppressions de postes, plus cela devient difficile à recaser", a précisé M. Escourrou, selon lequel il y a de fortes chances qu'Airbus annonce un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), nouvelle appellation du "plan social".

Le recours à des licenciements secs serait une première dans l'histoire d'Airbus, qui emploie près de 140.000 personnes dans le monde. L'avionneur a déjà appliqué plusieurs plans de suppressions de postes, notamment en 2007-08, quand 5.000 emplois avaient été détruits, mais toujours avec des départs volontaires, en retraite ou des redéploiements au sein du groupe.
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