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Procès Barbot : le mari condamné à 30 ans de réclusion, sa maîtresse à 25 ans pour l'assassinat d'Anne Barbot

Didier Barbot le 26 mars 2013 à son domicile / © Laurent Combé / Maxppp
Didier Barbot le 26 mars 2013 à son domicile / © Laurent Combé / Maxppp

La cour d'assises de Loire-Atlantique condamne ce lundi soir Didier Barbot et sa maîtresse, Stéphanie Livet, à respectivement 30 et 25 ans de réclusion pour l'assassinat de l'épouse de M. Barbot en mars 2013, maquillé en disparition.

Par AFP - éditing Claude Bouchet

Ces peines sont conformes aux réquisitions de l'avocat général et ont été accueillies dans le silence par les accusés. Ils encouraient la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tendu un guet-apens à Anne Barbot, 38 ans, en l'attirant dans le garage de son habitation à Vritz (Loire-Atlantique), où elle avait été frappée et étranglée. Son corps, placé dans le coffre de sa voiture, avait ensuite été brûlé dans une forêt, dans la nuit du 15 au 16 mars 2013.

L'avocat général Pierre Dupire avait demandé trente ans de réclusion criminelle contre Didier Barbot, et 25 ans de réclusion contre Stephanie Livet. La différence fondamentale, c'est que "Didier Barbot a tué sa femme." L'avocat général a estimé que le mari était à l'origine de la préparation de l'assassinat "macabre", tandis que sa maîtresse n'avait qu'"adhéré au projet".

Didier Barbot avait signalé la disparition de son épouse à la gendarmerie le 16 mars 2013 au matin. Puis, il avait pris la tête des recherches pour retrouver celle qui avait été surnommée la "disparue de Vritz", collant des affiches ou mobilisant le bourg de 700 habitants, alors solidaire du mari en deuil, lors de marches blanches.

La découverte des restes du corps de la victime dans une voiture calcinée, une dizaine de jours plus tard, avait semé l'émoi dans la commune. La "mascarade macabre", selon les mots de l'avocat général, a pris fin huit mois plus tard, lors du placement en garde à vue en novembre 2013 des deux amants, passés aux aveux. La longue enquête avait notamment mis au jour 75 SMS échangés par les deux accusés le jour du meurtre, avant un arrêt brutal de leurs communications le lendemain.

Les téléphones portables de la victime et de Stéphanie Livet avaient en outre déclenché, au même moment, vers 00h30 la nuit des faits, des relais téléphoniques près de la forêt où le corps d'Anne Barbot sera découvert.

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