Cancers pédiatriques à Saint-Pazanne en Loire-Atlantique : un 22e enfant touché sur le secteur

Le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" a annoncé, ce mercredi 16 septembre, qu’un 22e enfant était touché par un cancer dans le secteur de Sainte-Pazanne dans le Pays de Retz. Il lance un appel au président Macron.
A Sainte-Pazanne dans le sud Loire, novembre 2019
A Sainte-Pazanne dans le sud Loire, novembre 2019 © France Televisions - Auberie Perreaut
Réuni mercredi 16 septembre, le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" a annoncé qu'un petit garçon de 4 ans, domicilié à Machecoul, dans le secteur  de Sainte-Pazanne, dans le Pays de Retz, était atteint d'une leucémie.

Selon le collectif, avec ce nouveau cas, 22 enfants ont été atteints par un cancer à Sainte-Pazanne et dans ses environs depuis 2015 et, parmi eux, cinq sont décédés.

Le collectif a donc lancé mercredi un appel au président Emmanuel Macron après la découverte de ce nouveau cas de cancer qui vient renforcer l'inquiétude des familles.

"Nous en appelons au président Emmanuel Macron pour qu'il protège la santé de nos enfants", a déclaré Marie Thibaud, fondatrice du collectif, lors d'une conférence de presse organisée à Saint-Hilaire de Chaléons, près de Saint-Pazanne, "des enfants continuent à tomber malades, il faut que ça bouge", a poursuivi Mari Thibaud.

De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS) dénombre pour sa part 11 cas dans ce secteur entre 2015 et mars 2019, soit une incidence deux fois supérieure à la moyenne nationale.
 
"Ce différentiel s'explique par l'âge et la zone géographique retenus"
, précise Marie Thibaud, mère d'un petit garçon en rémission, qui avait été la première à alerter les autorités sur cette multiplication de cas dans cette zone. "Il ne se passe pas six mois sans qu'un enfant déclare un cancer autour de chez nous", a-t-elle insisté, évoquant également trois rechutes parmi les enfants atteints par ces cancers.
           
Formé en mars 2019, le collectif de parents avait obtenu le lancement d'une enquête épidémiologique par Santé Publique France et plusieurs autres investigations menées par l'ARS. Mais ces investigations n'ont pas permis de découvrir de "cause commune" à ces maladies.


Ne par rajouter du risque au risque           

L'ARS organise mardi une nouvelle réunion du comité de suivi, a précisé l'institution. A cette occasion, le collectif souhaite notamment obtenir la cartographie des cancers pédiatriques survenus dans le département, commune par commune, depuis 2005. "On demande ces informations mais on ne nous les donne pas", a dénoncé Marie Thibaud.
           
Le collectif s'oppose également à l'implantation de sept éoliennes dans une commune voisine, arguant de la présence déjà d'"une vingtaine" d'entre elles dans le secteur.
Selon le collectif, les premières éoliennes ont été mises en service peu avant 2015, année où se sont déclarés ces premiers cas de cancers pédiatriques.
           
"On ne peut pas se permettre de rajouter du risque au risque", a ajouté Marie Thibaud.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
cancer santé société environnement