"Conducteur de bus un métier contraignant", à Nantes la Semitan recrute 400 nouveaux chauffeurs face à la désorganisation de son réseau

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Écrit par Lissandra Chateauneuf et Céline Dupeyrat

En Loire-Atlantique, le manque de chauffeur de bus entraîne la désorganisation du réseau et de certaines lignes. La Semitan, réseau de transports nantais, cherche 400 nouveaux chauffeurs.

Bus en retard, trajets supprimés, à Bouaye et dans les communes avoisinantes de ce territoire de Loire-Atlantique se déplacer en transports en commun est compliqué pour les usagers.

"De temps en temps le bus ne passe pas et les voyageurs ne sont pas prévenus", témoigne une jeune fille. 

"On arrive souvent 10 minutes en retard en cours et on se prend des mots ! C'est compliqué à expliquer à nos parents ! ", ajoute une lycéenne.

La cause principale : le manque de chauffeurs. Les lignes sont gérées par des entreprises sous-traitantes de la SEMITAN. De nouveaux candidats sont activement recherchés. A Nantes, un job dating a même exceptionnellement été organisé dans un tramway.

"J'ai envie de découvrir de nouveaux métiers où l'on recrute. Il y a très peu de personnes qui veulent devenir conducteur de bus", raconte Whisly Val. En recherche d'emploi,  la jeune femme est venue se renseigner sur le métier.

En Loire-Atlantique, 400 conducteurs sont actuellement recherchés. Le manque d'attractivité de la profession constitue un frein au recrutement.

C'est un métier contraignant, il faut le reconnaitre, notamment les horaires de travail qui peuvent poser des difficultés puisque nous on travaille soit le matin, soit le soir, soit en deux fois avec une amplitude assez importante

Olivier Le Grontec

Directeur de la Semitan

"Ensuite, il faut travailler le week-end. Au fil du temps, il est devenu très compliqué d'attirer les gens dans ces métiers qui sont pourtant passionnants, des métiers de service de relation avec les usagers", ajoute Olivier Le Grontec.

A travers ce type d'action, la Semitan espère trouver de nouveaux professionnels. Les métiers du transport collectif sont en tension partout sur le territoire français. 15 000 postes seraient à pourvoir.