Covid-19 : l'épidémie repart à la hausse dans les Pays de la Loire à cause des variants

Depuis plusieurs jours, les chiffres de l'épidémie de COVID-19 baissaient dans les Pays de la Loire, lentement, mais baissaient. De quoi redevenir optimiste pour la suite, mais non, les variants plus contagieux font repartir l'épidémie dans le mauvais sens.

Une infirmière prépare une injection de vaccin AstraZeneca contre la COVID-19
Une infirmière prépare une injection de vaccin AstraZeneca contre la COVID-19 © Vincent Raynal / France Télévisions

L'épidémie de COVID-19 reprend sa marche en avant dans notre région. L'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire indique que désormais 53,5% des cas positifs sont des variants, (britannique, sud-africain ou brésilien).

L'ARS redoute une reprise de la progression du virus avec les nouveaux variants devenus majoritaires comme on a déjà pu l'observer dans des régions voisines comme l'Île de France.

Les chiffres de l'épidémie de la COVID-19 dans les Pays de la Loire le 26 février 2021
Les chiffres de l'épidémie de la COVID-19 dans les Pays de la Loire le 26 février 2021 © ARS Pays de la Loire

 

La part des variants par département

Le taux d'incidence a augmenté de 20% en sept jours pour atteindre 151 cas testés positifs pour 100 000 habitants sur l'ensemble des Pays de la Loire. Le taux de positivité est de 5,6%.

Taux d'incidence et cinétique des cas testés positifs sur sept jours glissants pour 100 000 habitants par département :

Les chiffres des variants de la COVID-19 dans les Pays de la Loire le 26 février 2021
Les chiffres des variants de la COVID-19 dans les Pays de la Loire le 26 février 2021 © ARS Pays de la Loire

 

Les principales sources de contamination

Depuis un an, nous avons tous le sentiment d'accomplir chaque jour les efforts nécessaires. Au moins au travail et dans l'espace public. Mais les études montrent désormais précisément comme le virus profite de l'intimité de nos vies pour se propager !

Comme par exemple, durant les rassemblements familiaux et amicaux et, sur le lieu de travail, au moment des pauses. Une analyse des remontées des équipes en charge du contact tracing, à l’ARS et à l’Assurance Maladie, permet d’identifier trois sources principales de contamination :

Autant d’occasions au cours desquelles il faut être particulièrement vigilant, en respectant et en faisant respecter les gestes barrières.

 

Les gestes barrières toujours

En attendant que la couverture vaccinale soit suffisante pour freiner l’épidémie, les gestes barrières, le dépistage et le respect de l’isolement par les personnes testées positives et leurs contacts à risque demeurent des moyens efficaces de lutter contre la COVID-19.

Les gestes barrières, sont à présent connus de tous, mais une lassitude peut apparaître après un an d’épidémie, et plus encore avec l’arrivée des beaux jours. Alors, face à la propagation de l’épidémie, le port du masque, le lavage des mains, la distanciation de 2 mètres, l’aération des pièces… restent de mise pour se protéger soi-même et protéger ses proches.

Limiter ses contacts sociaux, en termes de fréquence et de nombre de personnes (6 personnes maximum), permet de freiner la transmission du virus.

Les chiffres de la vaccination dans les Pays de la Loire le 26 02 2021
Les chiffres de la vaccination dans les Pays de la Loire le 26 02 2021 © ARS Pays de la Loire

 

Des aides à domicile

Si l’on présente des symptômes évocateurs de la COVID-19 (céphalée, fièvre, douleurs musculaires, perte du goût et/ou de l’odorat, etc.) ou si on pense avoir été exposé un risque contamination à la COVID-19, il faut se faire dépister sans attendre.

Enfin, en cas de test positif, il faut s’isoler pendant 10 jours et prévenir immédiatement les personnes avec lesquelles on a été en contact rapproché, pour qu’elles s’isolent à leur tour et réalisent un test de dépistage.

Toute personne testée positive à la COVID-19 qui le souhaite peut désormais bénéficier d’une visite à domicile par un(e) infirmier(e) libéral(e) pour faciliter et être aidée pour son isolement.

Cette visite est systématiquement proposée par les enquêteurs sanitaires de l’Assurance Maladie en charge du contact tracing. Elle est prise en charge à 100 %, sans avance de frais.


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