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Décès suspects au CHU de Nantes : pas de “causes apparentes” détectées à ce stade

3 patients sont décédés au CHU de Nantes apres avoir subit un traitement anti cancereux. Une enquête a été ouverte auprès de l'IGAS pour trouver la cause de ces décés. / © Jérôme Fouquet/PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
3 patients sont décédés au CHU de Nantes apres avoir subit un traitement anti cancereux. Une enquête a été ouverte auprès de l'IGAS pour trouver la cause de ces décés. / © Jérôme Fouquet/PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

A ce stade, l'IGAS ne relève "aucun écart", c'est-à-dire aucune anomalie, concernant "les indications, les contrindications, les prescriptions, les reconstitutions, les administrations et la surveillance des traitements de chimiothérapie" après le décès suspect de 3 patients au CHU de Nantes.

Par France 3 PDL, avec AFP

L'enquête confiée à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) après la mort de trois patients traités pour lymphome au CHU de Nantes n'a pas décelé, "à ce stade des investigations", de "causes apparentes" à ces décès, a annoncé mardi soir le ministère de la la Santé. Un quatrième patient également traité pour lymphome dans cet hôpital avec le médicament cyclophosphamide en remplacement du melphalan, et qui avait dû être admis en réanimation, est pour sa part "sorti de l'hôpital", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Absence de causes apparentes


Les trois patients décédés, âgés de 61 à 65 ans, étaient morts entre le 10 et le 13 novembre, après de graves complications cardiaques. La mission de l'Igas fait état, dans ses premières conclusions remises lundi à la ministre de la Santé, d'une "absence de causes apparentes à ce stade des investigations" pouvant expliquer les complications observées chez les quatre patients.

À ce stade, l'Inspection générale ne relève "aucun écart", c'est-à-dire aucune anomalie, concernant "les indications, les contrindications, les prescriptions, les reconstitutions, les administrations et la surveillance des traitements de chimiothérapie".

► VIDÉO. Voir le sujet réalisé le 18 novembre sur le décès suspect de 3 patients au CHU de Nantes :

L'enquête se poursuit


L'Igas "constate que la principale complication grave présentée par les quatre patients est une myocardite aiguë" et souligne que "ni ce type ni ce taux de complication n'est décrit dans la littérature internationale qu'elle a pu obtenir", relève le ministère. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé à l'Igas de "poursuivre sa mission" en examinant notamment les "conditions d'approvisionnement en melphalan". Les médecins du CHU de Nantes avaient eu recours au cyclophosphamide en raison de ruptures d'approvisionnement du melphalan, traitement prévu à l'origine pour les patients. Le traitement utilisé dans le cas des ces quatre patients comprenaient aussi d'autres molécules.

En outre, la ministre a demandé à l'Agence du médicament-ANSM et à l'Institut national du cancer (INCa) de "recenser l'ensemble des patients traités pour lymphome en France en 2016 avec le même protocole de chimiothérapie afin de déterminer précisément
la fréquence et les conséquences des complications cardiaques"
. Il leur également demandé de "solliciter le président de l'European Society for Blood and Marrow Transplantation afin de pouvoir analyser, sur la base du registre européen de cette société savante, l'utilisation et la tolérance, au niveau européen, du protocole de chimiothérapie utilisé au CHU de Nantes". Puis de "réévaluer, sur cette base, les préconisations nationales pour la prise en charge des patients traités pour lymphome en France".

Par ailleurs, l'enquête préliminaire ouverte le 18 novembre par le parquet de Paris après le signalement du CHU de Nantes se poursuit.


Avec AFP

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