DÉCOUVERTE. Medicis met le rock sous tension

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Écrit par Eric Guillaud

Tout nouveau sur la scène rock nantaise, le quatuor Medicis promet tout simplement de nous envoyer du riff, du bon riff. Le groupe vient de sortir un EP et nous donne rendez-vous en concert. Interview...

Le rock n'est pas mort, il bouge encore. Et il bouge plutôt bien avec Medicis, un groupe formé il y a quelques mois sur Nantes avec la ferme intention de décaper un bon coup le rock à papa...

Vous ne venez pas de Florence, vous ne faites pas dans les mutuelles ou dans l'immobilier, alors pourquoi ce nom, Medicis ?

 

Victor. Nous avons longtemps réfléchi à la direction artistique que nous voulions insuffler à ce projet. L’univers royal est très inspirant, car il symbolise notamment la puissance, ce qui peut aussi définir l’une des caractéristiques de notre musique très rock.

 

Medicis est un patronyme connu de tous, c’est aussi ce qui nous a plu, le fait de “détourner” un nom célèbre. C’est une sorte de démarche pop’art qui se retrouve également sur le visuel de la pochette de l’EP.

 

Même si ce nom est directement relié à la renaissance italienne et florentine, la dynastie a été également très présente en France, à travers Marie et Catherine de Médicis. C’est donc un petit clin d'œil à nos origines.

 

Dans le détail, Medicis, c'est qui c'est quoi ?

 

Julien. MEDICIS, c'est un groupe de rock alternatif, originaire de Nantes, composé de Victor à la guitare et aux chœurs, Nicolas à la guitare, Thomas à la batterie et moi-même Julien au chant et à la basse.

 

Vous venez de sortir un premier EP, sobrement baptisé Medicis. Un beau bébé de cinq titres après seulement quelques mois d'existence. Heureux ?

 

Thomas. Très heureux ! Nous avions hâte de pouvoir enfin présenter le projet, et de pouvoir partir en tournée par la suite. Ce fut un gros travail pour nous, la collaboration avec Jérémy Grollier a été un véritable plaisir pour son professionnalisme et ses bonnes idées dans l’arrangement et dans le mix de l’EP. Nous sommes très fiers de cette sortie, les morceaux sonnent comme on l’imaginait et nous sommes heureux que notre musique atteigne les oreilles de notre public. 

Vous l'avez enregistré et mixé à Rezé, plus précisément à Athome Records, et masterisé aux studios The Exchange à Londres. Pourquoi ce choix ?

 

Nicolas. Thomas connaissait très bien Jérémy qui a enregistré et mixé l'EP, ils avaient travaillé ensemble sur d'autres projets. Ils nous a présenté à lui et le courant est très bien passé. Ce fut une rencontre très enrichissante humainement et musicalement. Il nous a ensuite présentés à Graeme Durham des studios The Exchange, qui a accepté de faire le mastering de l'EP. Nous en sommes très fiers au vu de leurs références (Franz Ferdinand, Oasis, Massive Attack, Foals,...).

 

Parlons bien, parlons musique, vous jouez un rock énergique, très énergique, que vous qualifiez même de sauvage... C'était une volonté dès le départ ?

 

Thomas. Absolument. Dès la création de Medicis, on a voulu insuffler cette énergie et cet aspect "sauvage" dans notre musique, à travers les riffs notamment, mais aussi dans le travail du son, du scénique, etc. Certains de nos morceaux, comme One More, sont plus calmes, mais l'intensité et la tension sont toujours présentes. On vit notre musique à 200 %.

 

Parmi vos influences, vous citez des Anglais, Arctic Monkeys, des Américains, Queens of the Stone Age et des Français, Bandit Bandit. Qu'est-ce qui vous attire chez ces différents groupes ?

 

Victor. En effet, nous avons des influences assez différentes et assez étendues géographiquement ! La fougue et l'aura des Arctic Monkeys, l'intensité stoner de QOTSA et l'énergie sensuelle et psychédélique de Bandit Bandit sont autant d'aspects qui nous ont énormément inspiré dans la création de cet EP et de notre écriture en général. Mais au-delà du rock transatlantique et de ces trois artistes, nos influences individuelles sont très diverses et variées, ce qui nous permet d'explorer une multitude d'idées et de sonorités différentes.

Premier single, See You On The Other Side, que raconte-t-il ? Que racontent vos textes plus largement ?

 

Julien. Les textes de ce premier EP ont des thèmes assez variés, parfois très personnels, parfois totalement fictifs. Le premier morceau The Wave par exemple parle de la rupture amoureuse de l’un des membres du groupe via l’analogie de la noyade tandis que See You On The Other Side met en scène deux ennemis jurés qui posent leurs égos surdimensionnés sur la table.

 

Vous avez été sélectionnés par le dispositif Spot des "talents émergents nantais" et serez accompagné par Gaume lors de résidences au Ferrailleur, salle de concert nantaise. Un mot sur ce dispositif...

 

Nicolas. Cette sélection nous permet de bénéficier d'une aide financière de la ville pour préparer notre prestation lors du festival SPOT. Nous avons proposé à l'organisation une résidence scénique au Ferrailleur avec la présence d'un artiste qui puisse nous aider à peaufiner notre set live. Le festival aura lieu du 30 juin au 3 juillet 2022, nous ne savons pas encore quand sera notre passage.

 

Le rock se déguste avant tout en live. De ce côté-là, vous en êtes où ? Bientôt des concerts ?

Julien. Exactement, le rock, c'est une expérience à vivre en concert ! Le prochain concert est à Pornic, le 1er avril, et nous allons bientôt annoncer les nouvelles dates qui commencent à s'accumuler très vite, mais nous pouvons d'ores et déjà dire que nous allons passer dans les prochains mois à Tours, Saint-Brieuc, L'Île d'Yeu, Les Sables d'Olonne et un peu partout en France. Et bien sûr à Nantes !

 

Un EP et après ?

 

Victor. Plein de concerts ! On a hâte d’interpréter nos morceaux sur scène, ceux de l’EP comme les nouveaux, pouvoir transmettre notre énergie et notre musique au-delà des écrans ou des écouteurs.

 

Une Live session a été tournée aux Sables d’Olonne en collaboration avec Yohan Gerard à la réalisation et Jérémy Grollier au son. Une première partie de cette live session est sortie le 2 mars dernier et la seconde devrait sortir d’ici quelques semaines. 

Et après ? On se donne le temps d’y réfléchir !

Merci Medicis. Plus d'infos sur le groupe ici

Propos recueillis le 10 mars 2022