Élections législatives : accord PS et LFI, cinq circonscriptions pour le PS dans les Pays de la Loire

Publié le Mis à jour le

Le Parti Socialiste et La France Insoumise se sont mis d'accord au terme de longues négociations pour réserver cinq circonscriptions dans les Pays de la Loire, une en Loire-Atlantique, deux en Sarthe, une en Mayenne et une en Maine-et-Loire.

Les discussions ont été particulièrement longues et pointues entre le Parti Socialiste et La France Insoumise pour définir où, et qui représenterait la "Nouvelle union populaire écologique et sociale" sur les circonscriptions retenues.

En Loire-Atlantique une seule circonscription sera réservée au PS, la 1ère (Nantes-Orvault, ancienne circonscription de François de Rugy) où se présentera le nantais Karim Benbrahim. Margot Medkour, figure de "Nantes en commun" ( Soutien de Jean-Luc Mélenchon)qui était pressentie, indique "accepter le principe de l'accord".

La 3ème circonscription, emblématique pour le PS, puisque c'était celle de Jean-Marc Ayrault, ira à LFI. "On a tout fait pour la garder malgré nos négociations, mais ça n'a pas été possible", regrette le socialiste Christophe Clergeau qui participait aux négociations avec LFI.

En Sarthe, PS et LFI se sont mis d'accord sur la 2ème et la 4ème circonscription. Sur la 2ème Marietta Karamanli (ex PS) sera la candidate de la Nouvelle union populaire écologique et sociale. Plus étonnant sur la 4ème, c'est Sylvie Tolmont qui se présentera. Dans la précédente mandature elle était la suppléante de Stéphane Le Foll en opposition totale à cet accord PS-LFI.

En Mayenne, Guillaume Garrot représentera la "Nupes" sur la 1ère circonscription.

En Maine-et-Loire , la 7ème circonscription 'Angers-Segré) serait réservée au Parti Socialiste.

Cinq circonscriptions, sur un total national de 70, reviennent donc au PS dans les Pays de la Loire dans le cadre de cet accord.

Du rafistolage pour Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre socialiste, député et maire de Nantes qualifie de "rafistolage" l'accord conclu entre la France insoumise (LFI) et le Parti socialiste (PS) pour les législatives de juin, regrettant une "forme de démission" qui pourrait fracturer le PS.

"Je suis profondément déçu par le texte qui vient d'être rendu public. Je vous dis mon désaccord avec regret", a déclaré M. Ayrault à l'Agence France Presse. "C'est du rafistolage", a-t-il estimé, dénonçant le "prix exorbitant" payé par le PS, qui serait "absent dans 500 circonscriptions sur 577". "Il y a une forme de démission qui n'est pas défendable", a estimé l'ancien Premier ministre de François Hollande.

"En même temps, j'ai bien conscience qu'avec 1,7 % des voix à la présidentielle, ça ne met pas le Parti socialiste en situation confortable", reconnait M. Ayrault. Parmi ses points de désaccords avec le communiqué commun PS-LFI, l'ancien maire de Nantes regrette "une espèce de fuite en avant" sur la question européenne.

"La construction européenne, c'est un combat qu'il faut mener, mais en affirmant
clairement et fortement qu'il n'y a pas, pour la France, d'autres voies que la
voie européenne", affirme Jean-Marc Ayrault.