FC Nantes : Claudio Ranieri, la classe italienne

Claudio Ranieri, le coach du FC Nantes / © DAMIEN MEYER / AFP
Claudio Ranieri, le coach du FC Nantes / © DAMIEN MEYER / AFP

Superstar d'un recrutement nantais jusqu'ici assez discret, Claudio Ranieri a vite fait oublier le "déserteur" Sergio Conceiçao, avec son élégance toute italienne, mais les ambitions que peuvent nourrir les Canaris cette saison restent une inconnue de taille.

Par FB avec AFP

"Je suis très nerveux quand je suis à la maison avec ma femme. Je préfère être ici. Elle me dit "tu es content, maintenant ?". Oui ! Je suis content !".
En une plaisanterie, le jour de sa présentation à la presse, faite dans un français resté très bon, trois ans après avoir été laissé libre par Monaco, Claudio Ranieri a mis tout le monde dans sa poche.

L'intelligence, le charisme et surtout la compétence du technicien n'avaient certes plus besoin d'être démontrés, mais ils ont permis de tourner la page après la fin en queue de poisson de l'épisode Conceiçao.
"Passer de la 19e à la 7e place, c'est fantastique. Sergio Conceiçao a fait un grand travail avec les joueurs", a néanmoins estimé le technicien italien.

Depuis son arrivée, les joueurs soulignent d'ailleurs plus souvent les similitudes entre les deux hommes que leurs différences.
"Le discours du coach est un peu similaire au niveau tactique à celui de Conceiçao. Ce sont les mêmes bases au niveau du travail défensif et des sorties de balle. Quand on travaille six mois et que tout est chamboulé, on peut être un peu perdu. Là, on ne l'est pas", avait ainsi expliqué le milieu de terrain Valentin Rongier.

"Je trouve que Ranieri est encore plus rigoureux défensivement que Conceiçao. Quand on doit sortir sur un joueur, il faut absolument le suivre et ne pas le lâcher. On doit vraiment être au contact de l'attaquant", a relevé de son côté le stoppeur Koffi Djidji, interrogé par Presse Océan.

"Confiance dans mon président"

Mais si sa personnalité a séduit joueurs, dirigeants, supporters et journalistes, c'est surtout sur le terrain que le technicien italien est attendu.
Portés par leur dynamique de la fin de saison dernière et rêvant à la réussite incroyable de Ranieri avec Leicester, les Nantais visaient haut à sa nomination. La mire sera sans doute redescendue un peu avec un été qui n'a pas été aussi bénéfique que prévu côté recrutement.

Première grosse tuile : Joris Kayembe, l'ailier belge qui a signé pour 4 ans dans le cadre du transfert de Conceiçao à Porto, a subi une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit qui l'éloignera des terrains de longs mois.
Les arrivées récentes du gardien roumain Ciprian Tatarusanu, qui remplacera Rémy Riou, parti en Turquie, ou celle de Nicolas Pallois en défense, bien que réclamées par le coach italien, ne semblent pas vraiment de nature à faire changer Nantes
de dimension.

Quant au départ de la pépite Amine Harit à Schalke pour 10 millions d'euros, il s'agit d'un vrai affaiblissement offensif qui n'a pas été compensé à l'heure actuelle.
"Le recrutement ? J'ai confiance dans mon président", a assuré l'entraîneur après le dernier match de préparation contre Genoa (0-1), samedi.

Les matches amicaux face à deux équipes suisses, une allemande, une anglaise et une italienne, qui se sont soldés par une victoire, deux nuls et deux défaites, malgré des prestations plutôt consistantes, n'ont pas permis de lever les doutes.
Dernier délai pour se renforcer, le mois d'août, qui réserve à Nantes un début de saison ardu, avec un déplacement à Lille et les réceptions de Marseille et de Lyon lors des quatre premières journées, risque d'être déjà déterminant face à des observateurs et des supporters devenus gourmands.





AFP  le 30/07/2017 09:10:25

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