• faits divers
  • sport
  • société
  • économie
  • football
  • Insolite

FC Nantes : Léo Dubois, capitaine des Canaris à l'avenir incertain

Léo Dubois (au centre) félicité par Girotto, Awaziem, Kwateng et Nakulma, après son but inscrit face à Strasbourg le 24 septembre. Grâce à celui-ci, le FC Nantes y signe son 5e match consécutif sans défaite (1-2) dans le championnat. / © Jean-Marc Loos/Maxppp
Léo Dubois (au centre) félicité par Girotto, Awaziem, Kwateng et Nakulma, après son but inscrit face à Strasbourg le 24 septembre. Grâce à celui-ci, le FC Nantes y signe son 5e match consécutif sans défaite (1-2) dans le championnat. / © Jean-Marc Loos/Maxppp

Propulsé au rang de capitaine par Claudio Ranieri et auteur d'un but somptueux contre Strasbourg le 24 septembre, Léo Dubois ignore cependant si son avenir se jouera en jaune : Il ne s'est pour l'instant pas vu proposer de prolongation de contrat, contrairement à Rongier, Diego Carlos ou Lucas Lima.

Par Valentin Pasquier avec AFP

D'une frappe sublime de trente mètres, Léo Dubois a débloqué son compteur but en Ligue 1 dimanche 24 septembre à la Meinau. La réalisation a jeté un coup de projecteur sur le jeune capitaine de Nantes, joueur ô combien précieux mais à l'avenir incertain, avec une prolongation en suspens.

"Quand je marquerai, on pourra dire que je suis allé le chercher ce premier but en Ligue 1. Ce sera d'autant plus fort", avait déclaré l'intéressé, quasi prophétiquement, une semaine plus tôt, après le match contre Caen, où il avait raté une belle occasion. Le Segréen aura dû attendre sa 32e tentative, la 10e cadrée, en 67 matches de Ligue 1, pour faire mouche sur la pelouse de Strasbourg. Un but (de la victoire 2-1 dimanche dernier) marqué d'un tir qui lui ressemble: spontané, pas très puissant, mais diablement bien placé.




D'un gabarit plutôt quelconque - 1,75m pour 68 kilos - Léo Dubois, 23 ans, n'est ni le plus technique, ni le plus rapide, ni le plus physique des arrières latéraux mais, sans gros point faible, il offre un très bon compromis dans toutes ses qualités. C'est aussi un joueur très généreux, capable de jouer à droite comme à gauche et avec une bonne qualité de centre.

L'an dernier, il a été le défenseur qui a délivré le plus de passes décisives dans le championnat (7) à égalité avec son homologue brésilien Fernando Marçal qui évoluait à Guingamp, dans un équipe sensiblement plus prolifique que Nantes: 46 buts marqués contre 40. Le contact d'un coach aussi exigeant que Sergio Conceiçao la saison dernière a sans doute été un déclic. Six de ses sept passes décisives ont été délivrées sous la férule du Portugais et ses progrès tactiques ont été évidents.


L'ombre de la non-prolongation



"J'ai aussi travaillé mon placement, pour pouvoir embêter l'adversaire en faisant un peu moins d'efforts que ce que je faisais au tout début", a-t-il raconté à So Foot au début de la saison. Sa relation avec Claudio Ranieri a, elle aussi, démarré sous les meilleures auspices. "Le coach est très attentif à nos schémas défensifs mais il ne nous bride pas, nous les latéraux", a-t-il expliqué.

Représentant de la nouvelle vague de joueurs ayant grandi dans la région et formés au club avec Valentin Rongier, Abdoulaye Touré, Koffi Djidji ou Jules Iloki, le technicien italien en a même fait son capitaine. "Je ne m'y attendais pas forcément, après, j'en suis très content (...) C'est très bien de découvrir ça, surtout dans son club formateur. C'est clair que c'est une fierté", a-t-il déclaré il y a peu en conférence de presse.

Tout semblerait donc presque idyllique dans cette histoire, si ce n'était une ombre au tableau: cette bête histoire de prolongation de contrat qui s'achève cette été, toujours pas bouclée. "Les discussions vont reprendre courant septembre (c'est) quelque chose qui ne me préoccupe pas tant que ça", assurait Dubois fin août.

Mais alors qu'octobre est à la porte et que Valentin Rongier, Diego Carlos ou Lucas Lima ont récemment accepté de prolonger leur bail en jaune et vert, les négociations avec le néo-capitaine patinent. Le président Waldemar Kita a accusé son jeune joueur de se montrer trop gourmand, notamment parce qu'il demandait des primes sur ses passes décisives. Mais les bons arrières latéraux - un poste devenu l'un des plus exigeants dans le football actuel - sont une denrée rare et le but marqué en Alsace ne risque pas de faire baisser sa cote. Et tant que rien ne sera signé, un divorce forcément amer reste à craindre.

Sur le même sujet

floralies

Les + Lus