Migrants à Nantes : Johanna Rolland, "cette situation ne peut pas durer, ce sera quelques jours"

Invitée de notre édition régionale, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a estimé "qu'à mesure exceptionnelle, il fallait prendre des mesures exceptionnelles". Jeudi matin, 698 migrants présents sur le square Daviais ont été relogés dans cinq gymnases de la ville.
Johanna Rolland sur le plateau de France 3 Pays de la Loire, le 21 septembre 2018
Johanna Rolland sur le plateau de France 3 Pays de la Loire, le 21 septembre 2018 © France 3 Pays de la Loire
Face à l'urgence, la ville de Nantes a déclenché un plan de sauvegarde de mise à l'abri. 698 migrants présents au square Daviais ont ainsi été relogés, à titre provisoire, dans cinq gymnases de la ville.
"Plus aucune occupation de l'espace public ne sera tolérée", a précisé Johanna Rolland, jeudi soir, sur le plateau de France 3 Pays de la Loire.

"80% sont demandeurs d'asile. Donc, en France, ces personnes ont des droits, le premier c'est d'être mis à l'abri", a rappelé la maire socialiste de Nantes, "c'est la compétence première de l'Etat" mais '"avec mon équipe j'ai pris cette décision importante parce qu'il en allait des valeurs de notre ville".  Une décision prise également car "la situation sur le square Daviais n'est pas durable", a estimé Johanna Rolland. 

"Cette situation (de relogement NDLR) ne peut pas durer, ce sera quelques jours, jusqu'à début octobre" a poursuivi la maire de Nantes, "des lieux à Nantes mais aussi ailleurs, sont d'ores et déjà repérés".
"Des comités d'entreprise et des réseaux de solidarité"
ont proposé des locaux, selon Johanna Rolland.

"La ville s'est engagée à financer l'hébergement et l'alimentation" des migrants nantais soulignant Johanna Rolland, précisant, "je le dis clairement : il n'en demeure pas moins que désormais l'Etat doit prendre le relais".

"Aujourd'hui, je crois profondément que la politique de droit d'asile est à bout de souffle",
a estimé la maire de Nantes, "oui l'Etat devra prendre le relais mais la question n'est pas que financière, on parle de la mise à l'abri de ces hommes et de ces femmes qui ont de droits (...) ici on prend nos responsabilités, l'Etat doit agir, l'Europe doit agir aussi" a conclu Johanna Rolland.

► Johanna Rolland, invitée du JT de France 3 pays de la Loire, le 20 septembre 2018
Johanna Rolland, invitée du Jt de France 3 Pays de la Loire


 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
migrants société immigration politique