Migrants : Solidaires Loire-Atlantique rouvre brièvement une Maison du Peuple à Nantes

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Dans la foulée du rassemblement de Solidaires au miroir d'eau samedi 30 octobre à Nantes, les militants alternatifs sont allés occuper l'ancien foyer des jeunes travailleurs en fin d'après-midi. Objectif: rouvrir une Maison du Peuple. Occupation brève, avant d'être délogés par les forces de l'ordre.

 

La manifestation organisée par Solidaires Loire-Atlantique au miroir d'eau hier samedi 30 octobre avait deux objectifs, protester contre la venue du polémiste Éric Zemmour au Zénith de Nantes, et en même temps réclamer la réouverture d'une Maison du Peuple destinée à l'accueil des migrants. Cinq cent personnes ont répondu à cet appel pour une manifestation pacifique. Profitant du nombre, 200 militants altermondialistes sont partis en ville à la recherche de lieux vides, ils ont envahi les anciens locaux du Foyer des Jeunes Travailleurs (FJT) rue de Gigant à Nantes. 

Dans ce bâtiment vide, en attente de travaux, une trentaine de militants s'est installé à l'intérieur, espérant obtenir un bail précaire. Ils ont toujours la volonté d'obtenir de la mairie de Nantes la mise à disposition d'un lieu adapté à l'accueil des migrants. Une occupation brève, car les autorités ont fait intervenir les forces de l'ordre pour les évacuer.

 

Alan de l'Autre Cantine milite pour la réouverture de cette Maison du Peuple. Un lieu qui a déjà connu une existence brève et précaire et a été évacué fin juillet dernier de l'ancien collège Notre Dame de Bon Conseil dans le quartier Graslin.

Samedi, il observait la venue d'Éric Zemmour avec tristesse. "C'est juste un phénomène foire, ici la Maison du Peuple et les collectifs nantais de solidarité sont là tous les jours pour détruire les barrières et les murs, pour que toutes les cultures se rencontrent. L'extrême droite s'abreuve de l'ignorance des gens pour amener des thèmes qui ne font pas progresser la société"

 

Attac, dans un communiqué, fait remarquer que l'on va transformer "un bâtiment de plus de 1800 m², vendu à un promoteur, pour transformer 89 logements destinés aux jeunes travailleurs en seulement 8 appartements de luxe et quelques bureaux".

Et de faire remarquer, que les lieux resteront vides encore de longs mois. Une période durant laquelle des personnes à la rue auraient pu être mises à l'abri provisoirement. Ajoutant : "l'association qui gérait ce lieu s'appelle Édit de Nantes avait pour mission l'accueil de jeunes travailleurs pour lutter contre toute forme de discrimination et d'exclusion, agissant pour l'autonomie, la responsabilité, la participation active et la solidarité".

Attac renouvelle sa demande, à l'association, comme à la Mairie, de laisser ce bâtiment à disposition pour en faire un lieu d'accueil pour les plus démunis.