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Nantes : des examens toujours perturbés

Seuls quelques manifestants ont refusé d'entrer dans la salle pour les examens partiels / © France 3 Jean-Pierre Brenuchon
Seuls quelques manifestants ont refusé d'entrer dans la salle pour les examens partiels / © France 3 Jean-Pierre Brenuchon

Après les affrontements de lundi 14 mai entre bloqueurs et forces de l'ordre, les examens délocalisés dans une salle de l'agglomération nantaise ont de nouveau été perturbés lundi matin 14 mai.

Par Céline Dupeyrat

Comme lundi matin 14 mai, les bloqueurs ont tenté d'empêcher les examens de sciences humaines et sociales qui se déroulent toute la semaine dans la grande halle de la Trocardière à Rezé. Jusqu'au vendredi 18 mai 7500 étudiants en histoire et en lettres passent leurs partiels.

Cinquante manifestants ont formé une chaîne humaine, ce mardi matin 15 mai, devant l'entrée de la salle. Comme, lundi 14 mai les forces de l'ordre étaient déployées pour surveiller le bâtiment. Les militants n'ont pas empêché les étudiants de passer. Pour l'instant aucun incident n'est à déplorer mais les partiels délocalisés sur deux salles de l'agglomération nantaise restent sous surveillance policière.

Le message du président de l'université envoyé ce mardi 15 mai à tous les étudiants des UFR de Lettres, Langues et Sciences humaines et sociales.

"Plusieurs dizaines d’étudiants manifestent depuis quelques mois leur opposition à la loi ORE en bloquant les cours et, depuis hier, en tentant d’empêcher les examens qui se tiennent à la Halle de la Trocardière".

Au-delà des différentes revendications, il n’est pas entendable d’empêcher les étudiants qui le souhaitent de passer leurs examens dans de bonnes conditions. Passer ses examens est un droit et c’est l’engagement de l’université de le faire respecter".

"Chacun est libre de manifester pacifiquement. Chacun est libre de composer ou non, ou encore de rendre copie blanche. Chacun est libre également de se réunir et de débattre hors du centre d’examen, mais cela doit se faire dans le respect de tous ceux qui souhaitent composer dans le calme. Nous devons garantir à chacun la liberté de faire son choix".

"Si nous ne le faisons pas, certains ne pourront pas composer alors qu’ils se sont préparés. Certains sont boursiers. Certains envisagent d’intégrer des Masters ou de partir à l’étranger. Notre démarche s’inscrit dans un principe essentiel : celui de la justice sociale".

"Nous préférerions de loin ne pas avoir à faire appel aux forces de l’ordre, mais celles-ci sont malheureusement nécessaires alors que des étudiants sont intimidés et dissuadés de venir passer leurs partiels. Plusieurs personnels de l’université ont également été menacés physiquement et verbalement alors qu’ils accompagnaient des étudiants au moment d’accéder au site. Des plaintes ont aujourd’hui été déposées en ce sens".

"Nous constatons qu’une partie des manifestants recherche l’affrontement, obligeant les forces de l’ordre à les repousser. Ces débordements et ces confrontations sont inacceptables. Nous regrettons qu’à cette occasion une manifestante ait été « très légèrement blessée » hier, d’après les pompiers qui ont assuré sa prise en charge, et nous appelons tout le monde à la retenue".

"Nous avons bien conscience que les conditions actuelles ne sont pas optimales, mais elles ne sont malheureusement pas de notre fait. Je tiens à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour les améliorer. Au vu de la situation, je demanderai aux jurys d'examen de faire preuve de bienveillance".

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