Nantes : gros plan sur le festival Scopitone 2019

Le festival Scopitone à Nantes / © France Televisions
Le festival Scopitone à Nantes / © France Televisions

Ce qui fait tout le charme de Scopitone, c'est que ce n'est pas que de la musique, c'est aussi le festival des arts numériques. Il double sa durée cette année : 10 jours au lieu de 5, avec un nouveau lieu, celui de l'ancien MIN de Nantes, l'ancien Marché d'intérêt national.

Par FB avec Vincent Calcagni

Des microbilles en mouvement évoquant la lave des premiers âges, une sculpture de brume et un canon à fumée...

Cette année à Scopitone le numérique à une mine trés nature. Logique, quand on investit l'ancien marché de gros où se sont croisées pendant des décennies toutes les productions végétales et animales de dame nature.

Dans l'ancienne halle à marée, les visiteurs pourront lever le nez et mettre les voiles vers le large grâce à Pavillion, sculpture monumentale bien dans l'air du temps.

Comme si les artistes dits numériques étaient tout simplement des artistes comme les autres, regardant leur environnement et le recréant avec leurs propres outils.
Mass II de Kris Verdonck. / © France Televisions
Mass II de Kris Verdonck. / © France Televisions
"On est assez loin du sens premier du numérique, pour autant, le numérique est en retrait mais il est bien présent", explique Cédric Huchet, "ce matériau qui flotte dans l'air, qui subit les aléas du vent, qui crée des courants d'air, qui crée ce son singulier qui remplit l'espace et qu'on pourrait imaginer provenir de l'écoulement d'un petit ruisseau, dans la forêt, sur des galets, sur des végétaux, vous renvoie à des choses extrêmement organiques. C'est ce qui nous interesse dans le parcours cette année".

Que les geeks se rassurent..  Ils auront aussi leur quota de lumières enveloppantes et d'expériences sensorielles hypnotiques comme avec "Liminal Scope" oeuvre d'un duo d'artistes de Brooklyn.
Liminal Scope au festival Scopitone 2019 / © France Televisions
Liminal Scope au festival Scopitone 2019 / © France Televisions
"Le but de cette oeuvre c'est de créer une expérience dans laquelle chaque spectateur va naviguer au milieu ses propres émotions" explique Katherine Brice, artiste australienne, "ce que vous ressentez c'est que vous amenez comme sentiment. On essaye de faire que le visiteur se sente en sécurité mais en même temps on s'arrange aussi pour le pousser un petit peu pour le faire sortir de sa zone de confort".

Sa matière première à lui c'est le mouvement. Vincent Leroy, artiste cinétique, est tout heureux de se retouver au royaume des arts numériques qu'il revendique.

"Ce qui m'intéresse dans l'art numérique, c'est le sample", explique-t-il, "on prend quelque chose, on l'enregistre, on le duplique, on en fait une séquence. L'ordinateur est absent de mon travail mais ce qu'on en fait est assez similaire parce que je suis dans la répétition, dans ce travail de sampling".

Dernière oeuvre et pas de moins monumentales, les géants de lumiére qui attendent le visiteur à l'entrée du site et rappellent la place de l'homme dans cette nature, centrale, omniprésente, et parfois même envahissante au point de la mettre en péril.
Les Géants de lumière de Scopitone 2019 à Nantes / © France Televisions
Les Géants de lumière de Scopitone 2019 à Nantes / © France Televisions



 

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