Nantes : les magistrats n'acceptent plus le manque d'effectif

Le Palais de Justice de Nantes / © MaxPPP
Le Palais de Justice de Nantes / © MaxPPP

14 mois pour le droit de visite d'un papa à ses enfants, un an pour exposer son licencement à un juge professionnel... Des délais trop longs pour les justiciables, mais aussi pour les magistrats qui déplorent cette situation. En boycottant le tribunal ce mardi après-midi, ils demandes des renforts.

Par Cathy Dogon

Ils sont juges aux affaires familiales, juge des enfants, chargés du surendettement, juge d'application des peines, ... Et ils ne peuvent pas tout faire. Présider ou s'occuper de leurs dossiers ? Ils se retrouvent à devoir décider de la priorité à donner à telle ou telle affaire, par manque de personnel.

Ce mardi après-midi, nouveau coup d'éclat en correctionnel des magistrats du siège. Sept dossiers, dont une affaire pour "violence avec usage ou menace d'arme" ont été renvoyés "pour pouvoir rendre la justice dans des délais raisonnables et des conditiojns respectueuses de tous les justiciables, un nombre suffisant  de magistrats et de greffiers est nécessaire". Ce n'est toujours pas le cas à Nantes.

Les magistrats nantais avaient déjà manifesté leur mécontentement le mois dernier, en boycottant l'audience de rentrée du TGI.


"Jusqu'à ce qu'un certain nombre de renfort nous soit apporté, nous allons procéder à un certain nombre de renvoi d'audiences correctionnelles"

Selon Philippe Desloges, de l'Union syndicale des magistrats (USM),  le manque de personnel est visible "depuis des années"  et c'est "le justiciable qui paie". 


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