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Gilets jaunes à Nantes, 250 personnes manifestent malgré l'interdiction de la préfecture

Les forces de l'ordre à Nantes lors de la manif des Gilets jaunes le 9 février 2019 / © Luc Prisset - France 3 Pays de la Loire
Les forces de l'ordre à Nantes lors de la manif des Gilets jaunes le 9 février 2019 / © Luc Prisset - France 3 Pays de la Loire

Les manifestations des Gilets jaunes non déclarées sont interdites à Nantes ce samedi 20 avril a annoncé la préfecture de Loire-Atlantique, à la veille du 23e samedi de mobilisation. 

Par FE avec AFP

Mais, malgré l'interdiction de manifester, 250 personnes sont réunies dans le centre-ville de Nantes en ce milieu d'après-midi, selon la police.

Un  appel à rassemblement avait  été lancé à partir de 13 heures, à la croisée des trams.

Une conférence de presse y était prévue pour dénoncer l'interpellation de 15 personnes vendredi 12 avril "lors d'un atelier de banderoles" sur les bords de Loire.

 "A peine étions nous installés sur les bords de la Loire, avec nos pinceaux, notre peinture, nos draps et nos cartons, que nous avons été encerclés par des policiers de la BAC. Puis par des policiers anti-émeute. Eux même épaulés par la brigade cynophile. Et rejoints par la commissaire en personne. Une quarantaine de forces de l'ordre au total", expliquent les personnes interpellées, "nous avons subi un véritable guet-apens, organisé par la préfecture et le parquet de Nantes".
Dans un communiqué publié ce vendredi 19 avril, la préfecture de Loire-Atlantique précise que les manifestations non-déclarées des Gilets jaunes seront interdites à Nantes ce samedi. Elle redoute "la présence en nombre d'individus radicaux, susceptibles de mener des actions violentes dans le centre ville"
"La priorité est de garantir la sécurité des personnes et des biens" et de "préserver l'ordre public", précise le communiqué.

Depuis cinq mois, les manifestations qui rassemblent entre 500 et 2 800 gilets jaunes chaque samedi à Nantes, se sont régulièrement soldées par des affrontements avec les forces de l'ordre.

"Le droit de manifester n'est pas celui de casser, de dégrader ou de vandaliser. La puissance publique ne cèdera pas face à la violence", a déclaré Claude d'Harcourt, le préfet, rappelant que depuis le début du mouvement, les manifestations ont donné lieu à 195 interpellations et causé 52 blessés parmi les forces de l'ordre.

De leur côté, de nombreux Gilets jaunes ont dénoncé à plusieurs reprises des violences policières et un usage excessif des grenades de gaz lacrymogène.
Le 13 avril, l'antenne nantaise de la Ligue des droits de l'Homme s'était rassemblée, comme dans plusieurs villes de France, devant la préfecture, pour défendre "la liberté de manifester" et dénoncer l'usage par les forces de l'ordre "d'armes qui mutilent".

Le collectif Nantes Révoltée a annoncé que cette journée du 20 avril ne serait pas un journée de manifestation "mais la reprise des ronds-points". Elle appelle à rassemblement dès 12 heures au niveau de quatre ronds-points de l'agglomération nantaise dont celui de l'aéroport.

A Paris, où un nouvel "ultimatum"a été lancé à Emmanuel Macron par les Gilets jaunes, deux secteurs seront interdits à la manifestation: les Champs-Elysées ainsi que Notre-Dame et ses abords, après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale.

"Gilets jaunes" : pourquoi le 23e samedi de mobilisation s'annonce tendu

Les "gilets jaunes" entendent faire de ce samedi un moment fort après la fin du grand débat national et l'absence, selon eux, de réponses du gouvernement à leurs revendications. franceinfo France Télévisions Les gilets jaunes ont promis depuis plus de trois semaines une mobilisation exceptionnelle pour le samedi 20 avril, à l'issue du grand débat national.

Les autorités ont également interdit aux manifestants des lieux emblématiques de plusieurs autres villes : l'hyper-centre lyonnais ou la place du Capitole à Toulouse, par crainte des débordements qui
avaient notamment émaillé le premier "ultimatum" le 16 mars.

Les "casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous demain, dans certaines villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et en particulier à Paris", a affirmé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, indiquant que
plus de 60 000 policiers et gendarmes seraient mobilisés dans tout le pays.

A la mi-journée, la police avait procédé à Paris à 126 interpellations et plus de 11 000 contrôles préventifs, selon la préfecture.
    

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