Nantes Métropole : les poubelles restent sur les trottoirs au sud de la Loire

La collecte des ordures ménagères n'est pas assurée au sud de Nantes Métropole du fait de l'arrêt de travail des salariés de l'entreprise Suez. / © James Hardy/AltoPress/Maxppp
La collecte des ordures ménagères n'est pas assurée au sud de Nantes Métropole du fait de l'arrêt de travail des salariés de l'entreprise Suez. / © James Hardy/AltoPress/Maxppp

Les salariés de l'entreprise Suez, qui collecte les ordures ménagères pour le compte de Nantes Métropole, sont en grève depuis ce matin, les communes du sud de la Loire sont particulièrement concernées.

Par Christophe Turgis

Seulement 3 bennes à ordures ont quitté le dépôt de l'entreprise Suez à Bouguenais ce matin. 15 des 25 salariés sont grévistes. Hier des débrayages au terme de leur vacation de travail de 7 heures ont déjà fait l'objet de courriers de rappel à l'ordre de la part de l'entreprise.

Le conflit couve depuis l'été dernier, lorsque la direction de Suez a réorganisé le travail de collecte des bacs des ordures ménagères sur le secteur sud-Loire, soit Saint-Sébastien-sur-Loire, Rezé, Bouguenais. Avant juillet, un même camion travaillait pour deux équipes chaque jour, une le matin, l'autre l'après-midi.

Désormais la "tournée" des camions est plus grande et le temps de travail des équipes particulièrement allongé. Une situation qui entraîne des dépassements d'horaires. Un dépassement fixé à 100 heures par an. Hors certains salariés dépasseraient les 150 heures !

Alors "on les met à la soupe" dit un salarié gréviste, sous-entendu au repos d'office ! Et l'entreprise de recruter des intérimaires pour pallier ces mises en congés.

Les salariés se disent déçus de l'absence de réponses écrites à leurs questions par leur direction. Déçus également par l'attitude de la Métropole, le donneur d'ordre, qui recule de 2021 à 2022 une recommandation de la CRAM, visant à en finir avec la collecte des sacs et leur remplacement systématique par des bacs plus faciles à manipuler.

Les ripeurs souffrent de problèmes articulaires liés à leurs positions de travail inadéquates. Il faut se baisser pour attraper un sac, se redresser, le lancer dans la benne et suivre le camion qui souvent poursuit sa route un peu plus loin.

Une nouvelle Assemblée Générale devra décider demain de la suite à donner au mouvement.

 

Sur le même sujet

Les + Lus