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Nantes : pas de solutions pour les 150 migrants installés au gymnase de Saint-Herblain

Le gymnase lors de l'arrivée des migrants le 27 octobre / © France 3 / Vincent Calcagni
Le gymnase lors de l'arrivée des migrants le 27 octobre / © France 3 / Vincent Calcagni

Finalement, les 150 personnes installées au gymnase de Beauséjour à Saint Herblain depuis fin octobre y passeront probablement les fêtes de fin d’année. Les associations et le diocèse ne sont pas parvenus à se mettre d’accord.
 

Par Fabienne Even

Alors qu’une solution semblait avoir été trouvée pour reloger une partie des migrants installés au gymnase de Beauséjour à Saint Herblain, propriété du diocèse, les négociations sont au point mort entre le diocèse et le collectif d’associations d’aide aux migrants.

Ils n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente dans les négociations qui auraient dû aboutir ces jours-ci au relogement d’une partie des migrants arrivés au gymnase lors de l’expulsion du square Vertais, le 27 octobre dernier. Ils étaient 60 fin octobre, ils sont actuellement 150, dont une dizaine de femmes et enfants.
 

Pourtant, dimanche dernier un accord semblait avoir été trouvé, explique Xavier Brunier, délégué épiscopal à la solidarité. Le diocèse proposait de reloger 70 personnes au foyer rue Gaston Turpin à Nantes, avec l’aide de la ville de Nantes. Ce lieu d’hébergement, également propriété du diocèse, permet "de les accueillir dans de bonnes conditions et intègre un accompagnement social et administratif par l’association Saint-Benoit-Labre, explique-t-il.

Les associations pour leur part dénoncent une solution partielle qui laisserait à la rue une soixantaine de personnes. Eux plaident pour l’ouverture d’un autre lieu, l’ancienne école Notre Dame du Bon Conseil, également propriété du diocèse. Un temps envisagé par le diocèse, cette solution a finalement été rejetée. Pour les associations, c’est la mairie de Nantes qui aurait "posé son veto", car "elle ne veut pas de point de crispation au centre-ville". Quant au diocèse, il craignait que le nombre de migrants accueillis n'augmente rapidement.

Associations et collectifs eux défendent un projet financé par des fonds privés et l’aide des bénévoles qui permettrait de stabiliser les migrants durant trois ans. "Mais la mairie ne nous fait pas confiance" regrette Christophe Jouin de "l’autre cantine", "elle ne veut pas reconnaître l’expertise des associations".

Faute d'avoir trouvé une solution de relogement pour l'ensemble des migrants, aucun déménagement n'aura lieu avant les fêtes de fin d'année.
Le diocèse précise cependant que la mise à l'abri des femmes et des enfants est en cours avec les services du département.



 

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