Nantes : les salariés de la clinique Confluent votent la fin de la grève

Les salariés de la Clinique Confluent, juste avant de prendre connaissance du résultat du vote à bulletin secret, qui a décidé de la sortie de grève / © Thierry Bercault
Les salariés de la Clinique Confluent, juste avant de prendre connaissance du résultat du vote à bulletin secret, qui a décidé de la sortie de grève / © Thierry Bercault

Après 10 jours de grève, le travail a repris ce jeudi 11 avril. Sortie de conflit en demi teinte, voté au terme d'une longue réunion de médiation, où le syndicat majoritaire estime qu'il n'a pas obtenu d'avancées notables.

Par Eleonore Duplay

Ils ont voté mercredi soir, au terme d'une longue réunion de médiation organisée par la direction du travail. 307 voix pour sortir de la grève, 214 pour la poursuite du mouvement. Un résultat serré qui s'explique par l'insatisfaction des salariés.


20 euros bruts par mois


En 10 jours de grève, ils ont obtenu une augmentation d'une vingtaine d'euros bruts par mois, quand ils en réclamaient au moins une cinquantaine. Autre acquis du conflit, une clause de garantie de l'emploi pendant deux ans sera inscrite dans les documents de vente de la clinique privée, qui devrait changer de mains cette année. En cas de vente, les primes et le 13e mois obtenus par les salariés lors de la grève de juin 2018 seront également sanctuarisés.

Si le mouvement est terminé, la frustration et la colère demeurent. Fabien Hallet, délégué CFDT, le syndicat majoritaire, dénonçait mercredi soir l'attitude méprisante de la direction : " Ils vont gagner des millions, ils ont perdu leur honneur.

Seule avancée obtenue mercredi : les salariés pourront mettre leurs jours de grève sur un compteur de temps, qui évitera une perte sèche de leur salaire.


"Ils n'ont pas vu notre détresse" 


Dans la salle, au moment d'annoncer les résultats des votes, les visages étaient graves, certains pleuraient. "Ces gens sont sans coeur, ils n'ont pas vu notre détresse" soufflait un salarié. Régine Darrouzes, déléguée CFDT, dressait ce constat : "Certains médecins sont à l'écoute, pas les dirigeants. Ils n'ont pas été à la hauteur des enjeux, ils se sont contentés comme des financiers."

La direction dit avoir débloqué 1,2 millions d'euros sous la forme de primes liées au dispositif Macron, et 700 000 euros sous la forme d'intéressement et de participation.

Les salariés ont repris le travail ce jeudi matin, mais envisageaient déjà mercredi soir, de repartir prochainement dans un nouveau mouvement, qui pourrait prendre une forme différente.

Sur le même sujet

Eau et pesticides : la situation des Pays de la Loire

Les + Lus