Nantes : la tour Bretagne en partie vidée pour être toilettée... et désamiantée

120 m de haut et forcément un point de vue sur Nantes inégalable. Seulement à 42 ans, la Tour Bretagne a besoin d'être toilettée, plus que cela même : désamiantée. Une opération indispensable pour des questions de sécurité, notamment pour les exercices incendie.
La tour Bretagne à Nantes
La tour Bretagne à Nantes © Cathy Colin, France 3 Pays de la Loire
Au pied du colosse de verre, c'est le ballet des cartons. Cette semaine, près d'une centaine d'agents de la Direccte, le service de l'Etat dédié aux entreprises, quittent enfin les bureaux qu'ils occupent depuis 40 ans dans la fameuse Tour Bretagne...

"En volume de dossiers, ça représente 700 mètres linéaires et du coup, il a fallu préparer plusieurs mois à l'avance pour qu'il y ait un impact minimum pour les usagers", explique Louis Mazari, responsable départemental de la Direccte.

Des agents poussés dehors par l'amiante détectée dans les circuits de désenfumage du bâtiment. Elle empêche de pouvoir mener en toute tranquillité les exercices incendie obligatoires.

Déjà 170 agents des Finances publiques ont déménagé. 230 agents de Nantes et Nantes métropole devraient leur emboîter le pas au second semestre 2019.

D'ici la fin de l'année, 80% des locaux devraient être libérés. Un déménagement par précaution. Actuellement, l'amiante n'est pas présente dans l'air du bâtiment.

"La mesure la plus importante, c'est un protocole, un système d'analyse d'air hebdomadaire mis en place depuis deux ans dans tous les étages de cette tour", explique Éric Warin, président du syndic de copropriétéqui se veut rassurant, expliquant qu'ils ont "toujours été négatifs".

Même sans danger, le matériau miracle des années 70 est aujourd'hui indésirable. Le choix pour la Tour Bretagne n'est toujours pas tranché : une protection a minima, pour quelques millions d'euros, ou bien une grande transformation, financée par un projet privé.

17 copropriétaires se partagent la tour Bretagne, dont des banques, une agence de notariat. L'Etat, premier des copropriétaires, installé sur 7 niveaux de la tour, ne semble pas opposé à un projet privé.

"Ça peut aussi être l'occasion de donner à cette tour un côté emblématique avec, éventuellement, de l'hôtellerie, un restaurant panoramique", estime Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique, 

Il y a plein d'options possibles mais qui seront envisagées sur la base des études financières qui sont en cours et sur la base d'une décision collective et politique qui viendra le moment venu" - Serge Boulanger

Il faut cependant compter autour de 100 millions d'euros pour ce chantier de rénovation... Le prix à payer, peut-être, pour qu'un ancien fleuron de l'architecture moderne trouve sa place dans l'avenir. 

► Le reportage de notre rédaction
Tour Bretagne à Nantes



 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement société économie santé