• faits divers
  • société
  • économie
  • sport
  • football
  • Insolite

Nantes : trois mois d'attente en moyenne pour un examen IRM

Deux nouveaux IRM arriveront en Loire-Atlantique pour répondre aux demandes d'examens. / © Maxppp
Deux nouveaux IRM arriveront en Loire-Atlantique pour répondre aux demandes d'examens. / © Maxppp

Malgré les efforts d'équipement dus au Plan Régional de Santé, le temps d'attente pour un examen IRM reste long hors cas d'urgence à Nantes. Toutefois, le département de Loire-Atlantique devrait prochainement recevoir l'autorisation pour deux nouveaux équipements.

Par Olivier Quentin

La Loire-Atlantique est sous-équipée en IRM (imagerie par résonance magnétique) reconnaît l'Agence Régionale de la Santé.

Pour estimer le taux d'équipement, on fait un ratio par million d'habitants. En France, le nombre d'IRM autorisés est de 12 pour un million. En  Pays de la Loire, ce taux est de 11,3. Donc inférieur au taux autorisé. 
 

Trois nouveaux IRM prévus


Mais la situation s'est améliorée. En 2012, ce taux était de 7,1. Et il devrait encore progresser avec le Plan Régional de Santé 2 qui autorise deux nouveaux équipements d'ici 2022, l'un à Nantes et l'autre à Saint-Nazaire.

Un troisième semble également envisagé sur l'agglomération nantaise mais il aura plutôt une vocation de recherche. 

Avec ces trois nouveaux équipements, le taux d'équipement en Loire-Atlantique sera légèrement supérieur aux recommandations du plan cancer.

Aujourd'hui, confirme-t-on à l'ARS, le temps d'attente pour un examen IRM est de 2 mois et demi à 3 mois, sauf urgence. Un délai stable nous dit-on alors que le suivi de certains cancers est devenu plus exigeant, passant d'un examen tous les deux ans à six examens par an.
 

Pas assez de radiologues


Il se confirme néanmoins que ce taux d'équipement et également le nombre de praticiens radiologues est faible en Pays de la Loire, inférieur à la moyenne nationale. 

Cela "oblige l’ARS et les acteurs du monde hospitalier et libéral  à trouver des organisations toujours plus efficientes pour répondre aux besoins des Ligériens."

Au CHU de Nantes, on évoque un délai d'attente pouvant aller jusqu'à six mois pour un examen IRM, lorsqu'il n'y a pas bien sûr de caractère d'urgence.  Si c'est le cas, une prise en charge dans la journée est possible, des créneaux sont prévus.

On reconnaît que les équipements "ont un taux de saturation élevé." 

"C'est la raison nous dit-on pour laquelle le CHU de Nantes investit dans ces équipements lourds avec une stratégie pluri-annuelle d'acquisition d'équipements. Ainsi, en 2020, l'activité d'IRM neuro-radiologique sera renforcée par des plages supplémentaires, et à l'horizon 2021 une IRM et un scanner sont en projet."

Le groupe IRIS Grim qui gère quinze centres de radiologie privés sur le secteur de Nantes confirme également de son côté des délais d'attente pouvant aller jusqu'à 3 mois.

"La raison principale de ce délai, précise la communication du groupe, s’explique par des difficultés à obtenir des autorisations d’ouverture de machines supplémentaires pour nos centres, malgré les demandes effectuées auprès des autorités de tutelle."

La réglementation évolue et devient plus exigeante concernant le suivi de certaines pathologies. On ajoute à cela une population qui augmente sur l'agglomération nantaise.

Ces faits se heurtent à une politique qui date du XXème siècle et qui soutient que : "plus d'appareil =  plus d'examens = plus de dépenses". 

D'où une course permanente pour rattraper le retard en équipement et des délais d'attente toujours longs.



 

Sur le même sujet

travaux pont de Cheviré

Les + Lus