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Nantes : la ville ne veut pas du regroupement écoles-collèges prévu par la loi Blanquer

Les enseignants ne veulent pas des "établissements publics de savoirs fondamentaux" qui placeraient chaque école sous la tutelle d'un collège, et feraient disparaître la fonction de directeur d'école. / © Olivier Quentin
Les enseignants ne veulent pas des "établissements publics de savoirs fondamentaux" qui placeraient chaque école sous la tutelle d'un collège, et feraient disparaître la fonction de directeur d'école. / © Olivier Quentin

La loi Blanquer prévoit le regroupement des écoles et collèges au sein d'un même établissement. Opposée à cette idée, la maire de Nantes Johanna Rolland a envoyé un courrier au ministre de l'Education nationale pour lui signifier son désaccord.

Par Céline Dupeyrat

La loi Blanquer a été votée le 19 mars dernier et ne fait pas l'unanimité sur le volet du regroupement écoles-collèges.

Alertée par plusieurs organisations syndicales et de nombreux parents d'élèves, Johanna Rolland ne cache pas son opposition à ce volet de la loi.

" Je suis particulièrement attentive au rôle primordial joué par les directrices et directeurs d'école dans la relation aux familles. cette proximité avec les parents d'élèves, avec le quartier et ses acteurs, est essentielle. Quand on connaît cette place particulière qu'occupent les directrices et directeurs, on peut légitimement s'interroger sur un nouveau type d'établisement faisant disparaître cette fonction", explique la maire de Nantes.

"Il est par ailleurs étonnant qu'aucune concertation préalable n'ait eu lieu sur un sujet aussi important. J'estime qu'une loi sur l'école mérite mieux qu'une procédure accélérée", conclut Johanna Rolland tout en demandant au ministre de l' Éducation de retirer l'article du projet de loi.

Ci-dessous le courrier adressé par Johanna Rolland au ministre de l'Éducation nationale :
 Parents d'élèves et enseignants du premier et seconde degré se sont fortement mobilisés ces dernières semaines. Un enseignant sur 4 était en grève le 19 mars.

Les écoles veulent rester autonomes


Principale crainte des enseignants : la création des EPSF, les établissements publics des savoirs fondamentaux, qui placeraient plusieurs écoles sous l'égide d'un collège. Willy Prime, enseignant en primaire, nous explique : "Cette mesure entraînerait de fait, la disparition de la fonction de directeur d'école. Les établissements perdraient ainsi la maîtrise de leur budget, et la capacité de mener des projets pédagogiques."


Des étudiants contractuels face aux élèves?


L'autre point qui inquiète, c'est la possibilité de "pré-recruter" des étudiants préparant le concours, mais pas encore formés à enseigner. Les syndicats dénoncent un vivier de contractuels, moins bien payés que les fonctionnaires. "C'est une mesure qui a déjà été testée dans des établissements à titre expérimental, et on sait que c'est destructeur", précise Willy Prime.

 

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