Port-Saint-Père, Loire-Atlantique : la doyenne mondiale des rhinocéros blancs est morte à Planète Sauvage

Sana, doyenne des rhinocéros blancs est morte le 12 novembre 219 à Planète Sauvage / © DR
Sana, doyenne des rhinocéros blancs est morte le 12 novembre 219 à Planète Sauvage / © DR

Sana est morte à l'âge canonique de 55 ans. Cette femelle rhinocéros blanc était la doyenne mondiale de son espèce.

Par Fabienne Béranger

C'est un record mondial de longévité en parc zoologique. Sana avait 55 ans et était la pensionnaire de Planète Sauvage, cette femelle rhinocéros blanc s'est éteinte mardi.

Née en 1964 au Umfolozi National Park en Afrique du Sud, Sana était arrivée en Europe sept ans plus tard. Elle a été pensionnaire de  plusieurs parcs allemands avant d'arriver le 27 octobre 1993 à Planète Sauvage, un an après la création du parc.
Sana, la femelle rhinocéros de Planète Sauvage et doyenne de son espèce, est morte le 12 novembre 2019 / © DR
Sana, la femelle rhinocéros de Planète Sauvage et doyenne de son espèce, est morte le 12 novembre 2019 / © DR
"Une attention particulière lui était portée au vu de son grand âge : tous les matins, les soigneurs vérifiaient son état de santé et adaptaient ses rations de nourriture", précise l'équipe de Planète Sauvage au sujet de Sana,"n’étant plus en mesure de se rouler dans la boue, activité primordiale pour les rhinocéros, toutes les deux semaines, les soigneurs l’enduisaient d’argile vert pour lui permettre de garder son cuir hydraté et empêcher les infections".

En 2001, Jambo, son compagnon actuel, était arrivé à Planète Sauvage. En 2015, Dinari et Goliath, deux jeunes mâles de respectivement 5 et 6 ans les avaient rejoints. "Sana a toujours eu un caractère très affirmé, c’est elle qui fixait les règles de vie sur la plaine", explique l'équipe du parc.

Le rhinocéros blanc, espèce des savanes africaines, se classe en deux sous-catégories. Le rhinocéros blanc du sud dont il reste 20 000 spécimens, selon WWF, et le rhinocéros blanc du nord, dont le dernier mâle est mort en 2018 au Kenya.

Ce qui provoque sa perte ? Ses cornes, très prisées des braconniers. En Asie, on leur prête des "pseudos vertus thérapeutiques", dénonce la fondation WWF, qui explique que "leurs cornes, désormais plus prisées que l’or ou la cocaïne, sont leur malédiction".

Les cornes de rhinocéros se revendraient entre 40 000 et 50 000 euros le kilo.

Et pas besoin d'aller en Afrique pour rencontrer des braconniers. En mars 2017, Vince, un rhinocéros blanc mâle de 4 ans, avait été abattu de trois balles dans la tête dans la réserve africaine de Thoiry, dans les Yvelines. Sa corne principale avait été tronçonnée.

 

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