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Saint-Père-en-Retz, sud Loire : le projet de Surf park continue de faire des vagues

Les vaches de Saint-Père-en-Retz paissent tranquillement en attendant le Surf park / © France Televisions
Les vaches de Saint-Père-en-Retz paissent tranquillement en attendant le Surf park / © France Televisions

Aberrant, inadéquat, grotesque... Le président du conseil départemental de Loire-Atlantique ne ménage pas ses adjectifs pour dire ce qu'il pense du Surf park prévu dans le Pays de Retz. Sauf que ses services ont autorisé ce projet.

Par FB avec Christophe François

Les récentes déclarations du président du conseil départemental de Loire-Atlantique au sujet du projet de Surf park dans le pays de Retz en ont surpris plus d'un.

Philippe Grosvalet aurait-il retourné sa veste ? Non affirme-t-il, ce sont plutôt les priorités du département qui ont changé. Mais le maire de Saint-Père-en-Retz, commune où doit s'implanter le Surf park ne décolère pas.

Le projet de Saint-Père-en-Retz avait jusque là des vents porteurs. Soutien de la communauté de communes, de la population, qui s'est exprimée sur un cahier de consultation, et aussi du département. Mais récemment, son président l'a qualifié d'anachronique. Le maire se dit en colère mais garde le cap.

''Cette infrastructure va servir à la formation des jeunes qui veulent s'adonner à la pratique du surf, mais également à la formation et au perfectionnement des gens qui vont être des surfeurs pour les Jeux Olympiques de 2024", explique Jean-Pierre Audelin, maire de Saint-Père-en-Retz.

Selon lui, la Fédération Française de Surf "est intéressée pour ne pas dire partie prenante du projet", avait-il même précisé en mai dernier.
Projet Surf park à Saint-Père
Les porteurs du projet sont également tombés de leur chaise mais continuent de faire évoluer leur projet et annoncent des économies conséquentes sur l'eau.

''L'eau du réseau est déjà traitée donc ce sera (un bassin de) 11 000 m3 qui sera rempli une seule fois. Ce sera en bassin fermé et l'on consommera une seule fois 11 000m3", argumente Thibaut Coutançais, l'un des porteurs du projet Bergerie Surf  park 

Des arguments que n'entend plus le département de Loire-Atlantique qui dit avoir changé de logiciel et lutter pour la préservation des terres agricoles. L'expérience de Notre-Dame-des-Landes est passée par là.

''J'ai lancé cette idée, en France d'ailleurs, d'un objectif Zéro artificialisation, ça ne veut pas dire que nous n'allons plus rien faire" explique Philippe Grosvalet, le président Conseil Départemental de Loire-Atlantique, "nous allons continuer de construire des routes, des logements, des zones d'activités mais nous devons le faire dans l'utilité publique et en connaissance de cet objectif Zéro artificialisation. Ce n'est pas le cas de ce projet".

Les opposants au Surf park se présentant comme des lanceurs d'alerte apprécient ce changement de cap, mais de loin.

''On était contents, forcément, parce que c'était un appui en plus. Maintenant, ce qu'on aimerait de sa part, c'est des actes et qu'il vienne dire Stop à ce projet s'il en a la possibilité'' , explique Nicolas Bonouvrier, membre du collectif Terres Communes.

Mais, désormais, le Plan Local d'Urbanisme a été voté, le Département n'a plus autorité pour interdire ce projet dont le permis de construire doit être déposé en fin d'année pour une ouverture en 2022.

Les opposants au projet se sont donnés rendez-vous les 20 et 21 juillet sur le site du futur Surf park au lieu dit la Bergerie, à Saint-Père-en-Retz.

Il s'étaient déjà mobilisés, notamment le 6 mai dernier, après avoir appris la validation du nouveau PLU, intégrant le projet de Surf park.


Le projet de Surf park en chiffres


Le Surf park en projet sur la commune de Saint-Père-en-Retz devrait couvrir 8 hectares de terres agricoles. Au total, ce sont envrion 20 hectares de terres agricoles qui sont concernées par ce projet.

Avec son bassin de 200 mètres de long sur 75 mètres de large annoncé comme éco-responsable, il serait situé à 10 kilomètres des plages de l'océan. L'Atlantic Surf Park comprendrait un complexe de loisirs avec camping, hôtel et restaurant. 

A la clé, la création de 15 emplois et 40 postes de saisonniers.








 

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