Report de chirurgies et lits supplémentaires : les CHU de Nantes et Angers activent leur plan blanc

Publié le
Écrit par Valentin Pasquier .

Afin de faire face aux tensions constatées aux urgences pédiatriques et adultes, les CHU d'Angers et de Nantes ont chacun déclenché le "plan blanc" ce 24 novembre.

Conséquence d'un pic d'activité constaté depuis plusieurs semaines dans plusieurs services, les CHU d'Angers et de Nantes ont activé le "plan blanc" ce 24 novembre.

"Depuis plusieurs semaines, le CHU de Nantes (...) connaît des tensions fortes sur ses filières d'urgence. Ces difficultés sont majorées par le contexte d'épidémie de bronchiolite, avec un nombre très important et croissant d'hospitalisations de très jeunes enfants," justifie l'hôpital nantais.

Le plan blanc a été annoncé en prévention du pic de bronchiolite, qui pourrait intervenir mi-décembre.

Que provoque le plan blanc ?

Le "plan blanc" est le 2e niveau d'urgence des établissements de santé.

  •  Les visites dans les maternités sont limitées

Il s'agit de protéger les nouveaux-nés des virus de l'hiver. Seuls les pères seront autorisés à venir les voir avec la mère.

  • Davantage de lits d'hospitalisation et des renforts déployés en pédiatrie

Le CHU de Nantes a ajouté 5 lits supplémentaires dans les services d'hospitalisation de courte durée, en aval des urgences pédiatriques. Le CHU angevin met en place lui aussi davantage de lits, quatre supplémentaires en pédiatrie générale et quatre autres en soins critiques pédiatriques.

  • Des déprogrammations sont à prévoir pour les pathologies les moins urgentes

Côté pédiatrie, cela permettra au personnel de réaliser plus rapidement "des prises en charges infantiles d'urgence et les hospitalisations qui s'imposent", explique le CHU d'Angers.

Jusqu'ici, le regain d'activité ne provoque pas de report de prise en charge pour les adultes, seules celles concernant "les pathologies non-urgentes et non-cancéreuses" pourraient être reportées si la situation se dégrade encore, indique l'établissement angevin.

  • Des cellules de suivi sont activées

Grâce à ces cellules bi-hebdomadaire, les hôpitaux vont pouvoir suivre l'évolution des tensions dans les services, puis adapter leurs effectifs et le matériel en fonction.

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