"Une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité permanente a été déposée ce mardi 5 juin auprès du parquet de Saint-Nazaire", a indiqué Hervé Gerbi, qui représente le jeune homme, Maxime Peugeot, et ses parents.

"Nous demandons à la procureure de Saint-Nazaire de ne pas attendre le délai de trois mois pour nous répondre et de saisir immédiatement un juge d'instruction compte tenu de la gravité des faits", a précisé Me Gerbi.

Maxime Peugeot, originaire de Marseille et étudiant en Sciences politiques à l'université de Lille, a eu la main droite amputée après l'explosion d'une grenade de type GLI-F4, ramassée le 22 mai dans un champ à Notre-Dame-des-Landes, quelques jours après la fin d'une deuxième phase d'expulsions sur le site.

Entendu par les gendarmes le 24 mai, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Saint-Nazaire pour blessures involontaires, il a expliqué n'avoir "jamais eu l'intention de lancer cette grenade en direction des forces de l'ordre", selon son avocat.

L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a par ailleurs été saisie afin de préciser les circonstances de l'intervention. Le patron des gendarmes, le général Richard Lizurey, avait qualifié l'amputation de la main "d'incident" qu'il "regrette".

Évacué le 22 mai vers le CHU de Nantes, Maxime Peugeot, qui présentait également des blessures à la main gauche, au thorax et à la cuisse, a pu quitter l'hôpital "le weekend dernier" et commencer sa rééducation auprès de sa famille, a précisé Maître Gerbi.

Une cagnotte en ligne et "apolitique" lancée par ses amis pour financer sa prothèse de la main droite a permis de récolter plus de 25.000 euros en une semaine.