DOSSIER. Le boom immobilier... des Tiny houses

L'intérieur douillet d'une tiny house / © MaxPPP
L'intérieur douillet d'une tiny house / © MaxPPP

Nos habitations évoluent. Plus modulables, souvent plus petites dans les villes où l'on manque d'espace et où le prix au m² explose... Des évolutions qui vont parfois très loin, plus que vous ne l'aviez peut-être imaginé.

Par FB avec Auberie Perreaut

Face au changement, est née une nouvelle forme de logement : les Tiny houses. Tiny pour minuscules, houses pour maisons.Ces sortes de cabanons améliorés, en bois et mobiles, ont une surface réduite de 10 à 45 m². Un habitat écologique beaucoup moins cher qu'un logement traditionnel.
© France Televisions
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Il y a 4 ans, sans emploi, le Nantais Régis Hardouin a quitté sa maison pour 10 fois plus petit : 12 m² au sol, une mezzanine et un espace très optimisé. Coût total : 35 000 euros, un tarif imbattable pour devenir propriétaire.

Avec 35 000 euros, je n'aurais jamais pu accéder à un appartement ou une maison. Ou alors une ruine au fin fond de la France - Régis Hardouin, propriétaire d'une Tiny house

Logements ultra économiques, sans permis de construire et mobiles, les Tiny houses auraient séduit plus de 1 000 Français. Une alternative à l'habitat traditionnel née aux Etats-Unis dans les années 2000.


Ces maisonnettes en bois sur roues fleurissent partout en France depuis 2013. Plus petites, de 10 à 45m², plus écologique et bien moins chère (de 15 000 à 40 000 euros) qu'une maison traditionnelle.

D'abord solution à la crise économique, les micromaisons sont devenues le symbole d'un mode de vie sans superflu.
 

C'est vraiment une réalisation habitable toute l'année - Alexis Laurent, charpentier


"En terme d'isolation, on est sur quelque chose haute performance", explique Alexis Laurent, "on respecte vraiment les critères thermiques des constructions actuelles".

Autre argument : une empreinte écologique faible. Dernier bonus : le plaisir de se balader, maison sur le dos.
 

A Rezé, un quartier dédié au Tiny houses

Sans législation clairement définie à ce jour, il faut trouver un terrain privé, ou à défaut, se déplacer tous les 3 mois pour poser sa Tiny house. Alors la ville de Rezé, près de Nantes, a décidé de créer un quartier dédié à ces micromaisons.

6 000 mètres carrés de terrain vierge, près de la Maison Radieuse. L'idée est d'avoir ici les premières maisonnettes. Fin 2020, entre 3 à 6 tiny houses cohabiteront. Un véritable hameau. 

Le principe : la mairie met à disposition la parcelle, les propriétaires des micro-maisons sélectionnés se l'approprient.

"Nous on va s'occuper de la partie technique, aménagement. C'est aux futurs habitants d'imaginer comment ils veulent organiser et vivre cet espace là : par la localisation de leur mini-maison par rapport à celle du voisin, par l'espace collectif, comment ils veulent le vivre, le partager", explique Sevérine Durando, directrice du développement urbain à Rezé.

Pour habiter ici, les occupants paieront un loyer de 240 à 300 euros et la taxe d'aménagement.

Un pari sur l'avenir : Rezé veut promouvoir l'habitat alternatif. Une mairie pionnière en France.

"L'idée, c'est d'être expérimental, voir ce qui va fonctionner, ne pas fonctionner, et donner l'idée à d'autres collectivités", développe Véronique Charbonnier, adjointe (PS) au maire en charge du logement et de l’habitat à la mairie de Rezé.

A Saint-Brieuc, dans les Côtes d'Armor, une ingénieure a déjà regroupé des micro-maisons sur un terrain privé. Les logements y sont proposés à la location. Point commun des deux projets : l'envie de vivre ensemble l'aventure de la Tiny house. 

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