Saint-Nazaire : le Secours Populaire passe au libre-service

Comme dans d'autres centres de ditribution du Secours Populaire, celui de Saint-Nazaire fonctionne désormais en libre-service / © France Télévisions Olivier Quentin
Comme dans d'autres centres de ditribution du Secours Populaire, celui de Saint-Nazaire fonctionne désormais en libre-service / © France Télévisions Olivier Quentin

C'est une évolution qui pourrait paraître anecdotique mais qui est au contraire très importante. En Pays de la Loire, dans plusieurs de ses centres de distribution, le Secours Populaire a mis en place le libre-service. Et ça change beaucoup de choses. Reportage à Saint-Nazaire.

Par Olivier Quentin

Au centre de distribution du Secours Populaire de Saint-Nazaire, certains jours, jusqu'à mille personnes attendaient leur tour pour des légumes, des conserves, de la viande. La distribution se faisait une fois tous les deux semaines, le mercredi.

Tout a été revu.
 
A l'accueil, Monique explique la nouvelle façon de faire aux bénéficiaires. / © France Télévisions Olivier Quentin
A l'accueil, Monique explique la nouvelle façon de faire aux bénéficiaires. / © France Télévisions Olivier Quentin

Les bénéficiaires ne peuvent toujours venir qu'une fois toutes les deux semaines mais finies les longues files d'attente.

Depuis début septembre, la distribution se fait chaque lundi et mercredi après-midi de 12h à 16h. Il y a beaucoup moins de monde et chacun a son rendez-vous. 

Et puis surtout, ce ne sont plus les bénévoles qui prennent les denrées pour les mettre dans les sacs des bénéficiaires. Désormais, ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui choisissent ce qu'ils vont prendre. 
 

c'est mieux maintenant !


Atika, bénéficiaire, est satisfaite. "Le Secours Populaire, c'est mieux maintenant !" nous dit cette réfugiée qui avait déjà vécu cette évolution à Angers.

Véronique voit bien la différence elle aussi : "C'est déjà pas facile moralement de venir ici. On met sa fierté de côté. Alors pouvoir choisir comme le fait n'importe quel client dans un magasin normal c'est moins dégradant."
 
Désormais Christophe choisit lui-même les produits qui l'intéressent. / © France Télévisions Olivier Quentin
Désormais Christophe choisit lui-même les produits qui l'intéressent. / © France Télévisions Olivier Quentin

Christophe bénéficie de l'allocation handicapé. Avec l'aide que lui fournissait son père qui lui donnait des légumes de son potager, il parvenait à s'en tirer. 

Et puis son père est décédé et depuis le mois de juillet Christophe vient au Secours Populaire de Saint-Nazaire. 

Ce lundi, il a acheté sa carte à points. Dans la partie gratuite où il y a du frais, des fruits et légumes et des conserves, il a choisi ce qu'il voulait en fonction tout de même du nombre de personnes qu'il doit nourrir. 

 

Je peux choisir ce qui plait à ma fille


A côté, c'est la zone payante du magasin. On y trouve d'autres produits. Un paquet de chocos c'est 1 point, un paquet de tagliatelles 2 points ou encore un bidon de lessive à 6 points.

Christophe a jeté un œil et pris quelques denrées. Une bénévole à ses côtés cochait sa carte à point. 

"C'est mieux apprécie-t-il. Quand j'ai ma fille à la maison. Je peux choisir ce qui lui plait."
 
Arlette Le Blay, bénévole au Secours Populaire de Saint-Nazaire estime que le libre-service est plus respectueux. / © France Télévisions Olivier Quentin
Arlette Le Blay, bénévole au Secours Populaire de Saint-Nazaire estime que le libre-service est plus respectueux. / © France Télévisions Olivier Quentin

Arlette qui est bénévole au Secours Populaire depuis six ans, préfère cette nouvelle façon de faire. 

D'abord dans le fait de donner des rendez-vous aux bénéficiaires avec plus de jours d'ouverture. "Ils sont mieux accueillis nous dit-elle. Et le libre-service c'est plus de dignité pour la personne. Ils doivent pouvoir faire comme tout le monde en venant ici comme dans un autre magasin."

Certains des bénévoles ont été sensibilisés à la diététique et peuvent également conseiller les bénéficiaires.

Parmi les améliorations, il y a aussi un coin jeux pour accueillir les plus petits, le temps que le parent fasse le plein du panier.
 

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