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STX Saint-Nazaire : dialogue constructif franco-italien

Le ministre de l'économie Bruno le Maire en compagnie du Président de la République Emmanuel Macron, Chantiers STX Saint-Nazaire le 31 mai 2017 / © Franck Dubray, MaxPPP
Le ministre de l'économie Bruno le Maire en compagnie du Président de la République Emmanuel Macron, Chantiers STX Saint-Nazaire le 31 mai 2017 / © Franck Dubray, MaxPPP

Les ministres français et italien de l'Economie ont annoncé lundi leur volonté de trouver une solution, rapide selon Rome, après la demande du président français Emmanuel Macron de revoir l'accord en vue de l'achat des chantiers navals de Saint-Nazaire par le groupe italien Fincantieri.

Par GS, avec AFP

Le sujet a été évoqué pendant une rencontre à Rome entre le ministre italien de l'Economie et des Finances, Pier Carlo Padoan, et Bruno Le Maire, selon de brefs communiqués de leurs services.
"Etant donné l'ouverture des deux pays en ce qui concerne les investissements directs en provenance de l'étranger, les discussions se poursuivront pour parvenir à une solution commune rapidement", a assuré le ministère italien.
Les ministres "ont engagé un dialogue constructif sur une nouvelle solution garantissant les intérêts de toutes les parties prenantes", a souligné le ministère français. Fincantieri a signé le 19 mai un accord pour l'achat de 66,66% des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire actuel STX Europe AS pour 79,5 millions d'euros.
En vertu d'un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait d'abord reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutent de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.
Le 31 mai, M. Macron a déclaré qu'il voulait que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté. Le président français a chargé M. Le Maire de négocier la constitution d'un nouvel actionnariat "dans les prochaines semaines".
Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale
florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

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