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Angers : accusé de harcèlement sexuel, un médecin ex-chef de service du CHU devant la justice ce vendredi

Le CHU d'Angers en mars 2018 / © Josselin Clair, MaxPPP
Le CHU d'Angers en mars 2018 / © Josselin Clair, MaxPPP

L'ex-chef du service urologie du CHU d'Angers comparaît ce vendredi 14 juin devant la justice pour harcèlement sexuel sur une collègue de travail.

Par GS, avec AFP

Expert international dans le traitement du cancer de la prostate,  Azzouzi Abdel-Rahmène avait été entendu une première fois début juillet 2018, à la suite d'un signalement du CHU réalisé dans le cadre de l'article 40, qui impose aux agents publics le signalement de crimes ou délits dont ils ont connaissance.

Le médecin avait été suspendu le 1er août à titre provisoire de sa fonction de chef de service, mais exerçait toujours "au sein de l'établissement en tant que praticien hospitalier et professeur des universités, en attendant les conclusions de la procédure", avait précisé la direction de l'hôpital.

En avril dernier, "le professeur s'est vu remettre une convocation pour harcèlement sexuel par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction et pour détournement de la finalité d'un traitement de données à caractère personnel", avait alors précisé le procureur de la République d'Angers Yves Gambert.

Il  est reproché au spécialiste des cancers de la prostate d'avoir envoyé des dizaines de SMS, cadeaux et propositions de sorties à une employée de l'hôpital, et d'avoir consulté son dossier médical pour y récupérer son adresse personnelle. 

"Ces faits étaient devenus insupportables pour ma cliente", déclarait Me Nathalie Valade, en avril dernier, précisant ne pas savoir si celle-ci aurait porté plainte sans l'article 40. "Cela reste très difficile de dénoncer des faits commis par un chef de service", avait-elle souligné.

"Le parquet maintient une procédure scandaleuse et fallacieuse. On reproche à mon client d'avoir flatté une jeune femme sur son physique, de lui avoir offert des cadeaux et proposé de sortir. Ces trois éléments n'entrent pas dans le cadre du harcèlement sexuel", estimait alors de son côté l'avocat du prévenu, Me Samim Bolaki.

Azzouzi Abdel-Rahmène comparait devant la justice ce vendredi 14 juin. Il devra répondre devant le tribunal correctionnel d'Angers de faits de harcèlement sexuel par personne abusant de sa fonction et détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel. 

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