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Angers : un boulanger contraint de fermer un jour par semaine

Un boulanger d'Angers contrait de fermer sa boulangerie un jour par semaine / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP/Delphine Goldsztejn
Un boulanger d'Angers contrait de fermer sa boulangerie un jour par semaine / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP/Delphine Goldsztejn

Condamné à fermer un jour par semaine, un boulanger d’Angers s’insurge. Il était convoqué ce mardi devant le tribunal de commerce. La décision est reportée au 15 janvier, le temps pour son avocat de compléter le dossier de la défense.
 

Par Fabienne Even

Finalement le décision du Tribunal de Commerce est renvoyée à la semaine prochaine. Le patron de la P’tite boulange de Charlotte, Benjamin Lyonnet, comptait conclure une transaction avec la fédération de la boulangerie du Maine et Loire, mais celle-ci a refusé. "Ils veulent plaider et récupérer de l’argent", nous explique-t-il. "L’audience est reportée à la semaine prochaine, le temps de compléter notre défense".

La fédération lui réclame 82 000 euros d’astreinte pour n’avoir pas respecté l’arrêté préfectoral du 15 mai 2001 concernant la fermeture obligatoire de sa boulangerie, un jour par semaine.

Déjà condamné le 27 avril 2016 par ce même tribunal de commerce, Benjamin Lyonnet explique "s’être mis en conformité avec cet arrêté" puisqu’il ne vend plus de pain dans sa boutique le jeudi. Elle reste cependant ouverte, car une partie importante de son activité concerne la restauration rapide, la sandwicherie.

Sa boulangerie qui dispose d’une quarantaine de places assises pour cette activité de restauration, emploie onze salariés à temps plein et 3 étudiants à temps partiel. Il s'est finalement résolu à fermer son commerce le mardi. "Avec cette fermeture, je suis obligé de me séparer de deux personnes", confie-t-il, dépité.

Propriétaire de deux autres boulangeries, à Saint Herblain et à Avrillé, Benjamin Lyonnet souhaite l'abrogation de cet arrêté, qui "met en danger les artisans face aux géants de la grande distribution". Il a déposé un recours avec d'autres entreprises du secteur auprès du Tribunal administratif de Nantes. La décision pourrait intervenir au cours de ce semestre.

Dans plusieurs départements français, la loi a été abrogée par décision préfectorale. C'est le cas en Ille et Vilaine et dans le Finistère.


 

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