Angers : le lac de Maine de nouveau accessible à la baignade

On peut de nouveau faire trempette dans le lac de Maine / © PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST/MAXPPP
On peut de nouveau faire trempette dans le lac de Maine / © PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST/MAXPPP

Après plusieurs jours d'interdiction, la baignade est de nouveau autorisée dans le lac de Maine. Les analyses réalisées ont révélé un faible taux de cyanobactéries dans l'eau.

Par Céline Dupeyrat

Principal site de loisirs nautiques d'Angers dans le Maine-et-Loire, le lac de Maine était interdit à la baignade depuis le samedi  6 juillet, en raison d'une présence importante de cyanobactéries dans l'eau. Les résultats des analyses biologiques sont tombées ce mercredi 10 juillet. Ils attestent que "la population planctonique est faible et celle des cyanobactéries minoritaire. Aucune toxine recherchée n’atteint le seuil de détection", indique la Ville d’Angers.
  
"C'est une vraie efflorescence de ces algues qui a conduit les gestionnaires du site à intervenir samedi. Nous avons aussitôt lancé des analyses biologiques pour identifier la nature des cyanobactéries en présence et rechercher d'éventuelles toxines", a indiqué l'ARS de Pays-de-la-Loire.
 
  
 Les résultats de ces analyses sont attendus pour mercredi. Ils conditionneront la décision de levée ou de poursuite de l'interdiction de baignade. "La situation, du fait notamment de la météo, a évolué plutôt favorablement", a précisé Thierry
Polato, ingénieur d'études sanitaire au département Santé Publique Environnement de l'ARS.
    
Appelées aussi "algues bleues", les cyanobactéries prolifèrent dans des milieux aquatiques déséquilibrés par de fortes concentrations d'azote et de phosphore,
souvent sous l'effet de la chaleur.
  
"Ce sont des phénomènes difficiles à prévoir qui peuvent s'accélérer sous l'effet d'une augmentation des températures et de l'ensoleillement", a ajouté Thierry Polato.
  
En août 2017, la présence de cyanobactéries à la toxicité reconnue sur les bords de la Loire et du Cher avait entraîné l'intoxication d'une douzaine de chiens. "Ce n'est pas la même famille de cyanobactéries qui est présente dans le lac de
Maine"
, a indiqué l'ARS.

A lire aussi

Sur le même sujet

Eau et pesticides : la situation des Pays de la Loire

Les + Lus