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Angers SCO : en Ligue 1 on ne change rien à un club qui gagne

La saison passée, Angers SCO avait battu l'AS Monaco à Jean Bouin 3-0 ! / © Josselin Clair / Maxppp
La saison passée, Angers SCO avait battu l'AS Monaco à Jean Bouin 3-0 ! / © Josselin Clair / Maxppp

On ne change pas une équipe qui gagne. Ni qui surprend. Angers, 9e la saison passée, squattant même pendant 14 journées le podium de L1, adhère
complètement à cette maxime pour sa deuxième saison dans l'élite, qu'une autre idée reçue dit souvent plus périlleuse que la première.

Par Christophe Turgis

Le départ catastrophique du SCO, avec trois défaites lors des trois premières journées -  à Montpellier 1-0, contre Nice 1-0 et à Metz 2-0 - a d'ailleurs semblé accréditer cette thèse.

La réussite semblait fuir des Angevins qui avaient tiré 58 fois au but en trois rencontres, dont 14 fois cadrées, sans marquer.
Mais les noir et blanc ont réussi à redresser la barre en battant successivement Dijon (3-1), Bordeaux chez lui (1-0) et Caen (2-1), pour revenir à une 11e place plus confortable.

Plusieurs choses expliquent ce redressement, selon l'entraîneur Stéphane Moulin. "La première c'est qu'on a manqué de réussite (et maintenant) on ne tire plus sur les poteaux, ni sur les barres, mais dans les buts", ce qui a enclenché "un phénomène de confiance qui n'est pas négligeable", détaille-t-il.
"Je pense qu'on fait les choses mieux aussi, avec plus d'agressivité, plus de justesse. Tout cela suffit à inverser le cours des choses", a-t-il complété.

La force morale du groupe, forgée dans la deuxième moitié de la saison de la montée et l'an passé, a aussi permis à l'équipe de traverser sans encombres ces perturbations. "Même au début quand les résultats étaient moins présents, on a gardé cette bonne humeur et cet esprit-là", témoigne le milieu de terrain Thomas Mangani.


Chiffres encourageants

Sans rien renier du jeu qui lui a permis d'être l'un des adversaires les plus pénibles à jouer pour ses adversaires la saison dernière, Angers tente toutefois progressivement d'étoffer son arsenal tactique.
Avec 46% en moyenne, sa possession de balle reste relativement proche des 43% de l'année dernière, et le match de Bordeaux, remporté malgré 39% de possession, en est la preuve.

Mais d'autres chiffres sont plus encourageants, comme la moyenne de tirs par match, passée de 10,5 à presque 15, avec un taux de tirs cadrés qui a aussi progressé de 31% à 38%.
Angers est aussi, pour le moment, la 4e équipe qui centre le plus dans un match, avec 25 centres en moyenne, un exercice où il avait terminé dernier la saison passé avec 17 de moyenne.

Des progrès qui demandent confirmation à Monaco samedi, même si le club de la Principauté, piqué au vif par sa déroute (4-0) mercredi à Nice, sera "un adversaire complètement différent de ceux qu'on a joué, dans la qualité mais aussi dans le standing, dans plein de choses", avertit l'entraîneur. "Ce ne sera pas un test car on n'est pas dans la même catégorie. Nous, on est concentré sur notre nombre de points. On sait que les matches à domicile contre
Caen ou Dijon, c'est plus notre championnat", renchérit Mangani.
"Mais nos derniers résultats nous donnent la possibilité de jouer des matches comme ça avec plus de sérénité et de se dire qu'on peut savourer ces matches et pourquoi pas faire un bon résultat là-bas ?", poursuit l'ancien monégasque.

Vainqueur à Marseille ou à Lyon, capables de tenir le PSG en échec (0-0) et de battre Monaco (3-0) à Jean-Bouin l'an passé, Angers ne s'interdira
rien cette saison encore.

avec AFP

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