Ceta : Matthieu Orphelin n'exclut pas de voter contre, en fonction du plan du gouvernement

Matthieu Orphelin, le député LREM du Maine-et-Loire, le 27 juillet 2017 à l'Assemblée Nationale / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Matthieu Orphelin, le député LREM du Maine-et-Loire, le 27 juillet 2017 à l'Assemblée Nationale / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Le député LREM du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin n'a pas exclu jeudi de voter contre le Ceta, le traité commercial controversé entre l'UE et le Canada, "si le gouvernement ne prenait pas un plan" d'accompagnement "à la hauteur des enjeux", une hypothèse de "politique fiction", a-t-il précisé.

Par FB avec AFP

"Moi j'ai des inquiétudes réelles" sur le Ceta, a déclaré Matthieu Orphelin sur RMC, alors que l'exécutif doit dévoiler prochainement un "plan d'action" sur l'application du Ceta, après la remise d'un rapport d'experts qui regrettait le "manque d'ambition" environnementale du traité.

"Il faut qu'on complète le Ceta par un volet sur la lutte contre le changement climatique", a plaidé le député du Maine-et-Loire, membre de la commission du Développement durable et ancien bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation.

Ratifié en février par le Parlement européen, le Ceta doit encore être adopté par les parlements nationaux. Mais il est entré en vigueur de façon provisoire le 21 septembre.

Pourrait-il voter contre ? "Moi très clairement oui", a-t-il répondu, "si le gouvernement ne prenait pas un plan à la hauteur des enjeux". "C'est de la politique fiction", a-t-il précisé aussitôt, affirmant se placer "dans l'option plus positive" où le gouvernement va mettre en place un tel plan.

Dix-huit députés LREM, dont Matthieu Orphelin, ont adressé mercredi au Premier ministre Edouard Philippe une trentaine de propositions d'encadrement de l'application du Ceta, notamment des mesures concernant l'importation de viande.
"J'attends sereinement" l'annonce du plan, a-t-il poursuivi. "Après on aura quelques mois pour qu'il soit mis en oeuvre et au moment de la ratification, du vote à l'Assemblée nationale, on verra si le plan a été suivi d'effet".

Interrogé par ailleurs sur l'herbicide controversé glyphosate, le député a affirmé qu'"il faut se donner une date pour qu'enfin on sorte du glyphosate". "Il faut qu'on trouve les moyens de sortir rapidement du glyphosate, peut-être en deux/trois ans", a-t-il ajouté, "mais surtout en accompagnant les agriculteurs dans le changement de pratiques".

Une mission d'information sur les produits phytosanitaires a été créée mercredi à l'Assemblée nationale, à laquelle participera Matthieu Orphelin.

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