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Maine-et-Loire: ils dansent le tango pour lutter contre la maladie de Parkinson

Un cours de Tango pour des malades atteints de Parkinson, à Savennières (Maine-et-Loire), janvier 2019 / © Gwénaël Rihet, France 3 Pays de la Loire
Un cours de Tango pour des malades atteints de Parkinson, à Savennières (Maine-et-Loire), janvier 2019 / © Gwénaël Rihet, France 3 Pays de la Loire

La danse comme thérapie. Depuis quelques semaines, à Savennières, dans le Maine-et-Loire, un groupe de malades de Parkinson suit un atelier de tango, mené par des danseurs bénévoles. Une joyeuse parenthèse dans le quotidien du malade, mais aussi un moyen de lutter contre l'avancée des symptômes.
 

Par CR avec EA

Danser le tango, pour lutter contre la maladie de Parkinson. Guidés bénévolement par deux passionnés de tango argentin, un groupe de malades de Parkinson a décidé de franchir le pas. Après une courte séance d'échauffement, les voici lancés sur la piste. Et, 1, 2, 3. Avec leurs proches, ils envoient valser leurs symptômes, le temps d'une danse.

" On marche normalement, sans saccade... On ne secoue pas trop le corps !" rappelle le professeur Gérard Veillet.  Animé par l'association Tango Fuego, ce cours est entièrement bénévole. Il offre à ces amateurs de danse l’occasion de surmonter la lenteur de leur corps ou les tremblements involontaires. Ni rapide, ni trop rapide ni trop lent, le tango permet ainsi au malade de suivre le mouvement, et de se réapproprier son corps. 

"Le problème du malades de Parkinson, c'est qu’il peut connaitre des blocages dans sa marche et ce rythme là, s’il l’intègre en lui ensuite, il pourra en l’absence de stimules musicaux, il pourra continuer d’avoir une marche beaucoup plus fluide" - Gérard Veillet, professeur bénévole

Découverte en 2015 par des chercheurs canadiens de l'Institut neurologique de Montréal, la pratique est aujourd'hui utilisée comme thérapie en France dans certaines unités médicales. Une manière pour le malade de joindre l'utile à l'agréable.

 "J'attends des mouvements, autres que les mouvements de gymnastique qui m’ennuient profondément. Et puis c’est tout. J’attends pas de miracle, c’est la musique qui m'intéresse"- Rose, malade de Parkinson

L'occasion, surtout, de rompre avec la solitude.  C'est pour cela que Jean-Pierre a lui rejoint le groupe: " On a souvent tendance avec cette maladie à fatiguer très vite, à bouger très peu. C’est l'isolement qui est un peu l’ennemi… Il faut faire attention à ça "

D'après Bernard Augereau, le président de l'association France Parkinson Maine-et-Loire, le tango pourrait même être une alternative aux traitements médicaux :

 "Les neurologues disent très souvent que l’activité physique peut faire diminnuer de 20% le nombre de médicaments"

Et à chaque fin de séance, les deux professeurs se prêtent à une petite démonstration, suivie avec beaucoup d'admiration par leurs élèves, qui durant une heure auront oublié la maladie.

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