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Maine-et-Loire : les vignerons recherchent de la main d'œuvre

Les viticulteurs font appel à des prestataires pour combler leurs besoins en main d'œuvre / © Gwenaël Rihet
Les viticulteurs font appel à des prestataires pour combler leurs besoins en main d'œuvre / © Gwenaël Rihet

Les Pays de la Loire sont la région de France où le chômage est le plus bas. Comme souvent dans ce cas, des secteurs sont en manque de main d'œuvre. La viticulture qui au printemps nécessite beaucoup de travail est contrainte d'embaucher du personnel étranger faute de candidat locaux.

Par Olivier Quentin avec Eric Aubron

Patrice Achard est viticulteur à Saint-Aubin-de-Luigné, dans le Maine et Loire. Il se souvient encore de cette époque pas si lointaine où la viticulture n'avait pas à se soucier des embauches. Les candidats se présentaient d'eux-mêmes et pour beaucoup revenaient d'une année sur l'autre.

"Cette année ça a été un peu compliqué explique-t-il. Nous avons besoin en moyenne de sept à dix personnes sur une période courte, six semaines entre mai et juin. On a eu du mal. Je ne sais pas où sont les gens, on les attend. On a pris tous les gens qui se sont présentés. C'est une première."

La solution : des prestataires qui fournissent du personnel en provenance d'autres pays de l'Union Européenne. Même si cela représente un surcoût du fait des frais supplémentaires à payer au prestataire.

on assiste à une pénurie...


Olivier Braud est viticulteur à Vauchrétien : "On n'est pas les plus défavorisés reconnait-il, on est tout près d'Angers, on a pas mal de saisonniers qui viennent de la ville. Mais depuis deux ou trois ans, on assiste à une pénurie. On passe par des prestataires comme si on travaillait avec des agences d'interim. On a un contrat de mise à disposition de main d'œuvre."

La difficulté est double disent les viticulteurs. Il faut trouver du personnel et il faut le conserver sur la saison. Or souvent, les employés viennent huit jours et s'en vont. 

La problématique touche aussi d'autres productions comme les arboriculteurs et les horticulteurs.

"Le marché de l'emploi va mieux explique Olivier Braud et les emplois que nous proposons ne sont pas forcément sur une grande durée donc ça intéresse moins les gens. On ne peut pas embaucher trente personnes sur une année quand on n'en a besoin que sur une semaine."

Proposer de meilleures conditions de salaire et de vie sur place


La profession doit aussi se remettre en cause pour plus attirer cette main d'œuvre. Offrir de meilleurs salaires, au delà du SMIC horaire, proposer un meilleur hébergement sur place.

Mais ça veut dire investir.

► Voir le reportage de Eric Abron et Gwenaël Rihet abec les témoignages de Patrice Achard et Olivier Braud.



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