Coronavirus : 10 millions de litres de bière à détruire en France - En Mayenne, le groupe V and B impacté

Avec la mise à l'arrêt de la restauration et de tous les évênements réunissant du public, les brasseurs n'ont pu écouler leurs stocks.
C'est le cas du groupe mayennais V and B. Sa bière artisanale s'en sort, mais sa centrale d'achat est impactée.
 
A la centrale d'achats certains fûts de bière sont en attente de livraison
A la centrale d'achats certains fûts de bière sont en attente de livraison © Pierre-Erik Cally
La bière n’aura pas supporté non plus le covid-19. Tout au moins la crise qui l’a accompagné et les 2 mois de confinement. (davantage pour la restauration.)

Ce sont plus de 10 millions de litres de bière qui vont être perdus, selon Brasseurs de France (syndicat regroupant 300 adhérents soit 98% de la profession). En effet, plus de restaurants, de bars, de festivals, d’événements associatifs.

Donc un arrêt brutal des ventes, pour un produit qui est bien souvent à durée limitée. Les bières belges pasteurisées qui se conservent plus longtemps n’ont plus la cote. Les consommateurs se sont tournés un peu comme pour un bon fromage vers des boissons de type artisanal de caractère, parfumées mais qui sont plus fragiles.
La brasserie du Mont Hardi n'a pas eu à souffrir du confinement
La brasserie du Mont Hardi n'a pas eu à souffrir du confinement © Pierre-Erik Cally

Exemple à la brasserie du Mont Hardi, appartenant au groupe V and B située à Château-Gontier. La date de durabilité maximale est de 12 mois.
Cette brasserie créée en 2018 et qui produit 120.000 litres de bière par an a toutefois pu limiter la casse comme le précise Emmanuel Bouvet, l'un des 2 patrons de V and B.

"On a eu de la chance. Juste avant le début du confinement on a pu vendre une dernière cuve à l’export, en Angleterre. Donc pour le Mont Hardi pas de perte à signaler. Contrairement aux grosses sociétés qui brassent généralement en janvier–février. Le mois de mars a stoppé toutes leurs ventes"

En revanche, du côté de la centrale d’achat située également à Château-Gontier et qui fournit les 218 magasins V and B, c’est plus compliqué :

"Nous risquons de perdre jusqu’à la fin de juillet 40.000 litres de bière en fûts et 25.000 litres en bouteilles » détaille Emmanuel Bouvet. « Heureusement la partie caviste est désormais ouverte, celle qui vend des boissons à emporter"

Alors les Brasseurs de France en appellent aux pouvoirs publics, ils demande une aide à la destruction des stocks.
La France est le premier pays européen en nombre de brasseries.


 
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