Coronavirus : en Mayenne, "tendance à la baisse, mais pas question de relâcher les mesures" selon l'ARS

Avec un taux de cas positifs ramené à 1,4% et une légère baisse du taux d'incidence, les indicateurs s'améliorent. Mais les mesures prises depuis le début du mois de juillet ne seront pas allégées afin de consolider ces résultats.

Le préfet Jean-Francis Treffel lors du point presse concernant l'épidémie de coronavirus en Mayenne
Le préfet Jean-Francis Treffel lors du point presse concernant l'épidémie de coronavirus en Mayenne © Christelle Frechic-pref Mayenne
Les mayennais vont pouvoir souffler un peu (sans pour autant enlever leur masque, devenu obligatoire dans 69 communes), leur département sort peu à peu de la zone rouge. 

Apparemment les mesures mises en place par l'état et l'ARS, à savoir le dépistage, le contact-tracing et l'isolement des personnes porteuses de la Covid, portent leurs fruits.

Si le taux d'incidence relevé par les services de santé sont toujours proches du seuil d'alerte, "la dynamique est à la baisse et le plan d'actions que nous avons mis en place va dans le bon sens" a indiqué le Directeur général de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, lors d'une conférence de presse menée conjointement avec le Préfet de la Mayenne Jean-Francis Treffel. 

Le préfet qui, pour sa part, se félicite des mesures mises en place ces derniers jours (port du masque obligatoire, interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes) estime que "nous avons des données favorables mais cela ne veut pas dire qu'il faille crier victoire. Il faut être prudent, ne pas baisser la garde, toutes ces mesures apparaissent adaptées à la situation".

En clair, pas question d'alléger les dispositifs mis en place pour tenter d'endiguer les contaminations.
 

La Mayenne reste sous surveillance et notammant les populations les plus précaires et les plus vulnérables.
Celles qui n'ont pas forcément accès aux informations relatives aux dépistages dans certains quartiers des villes.
Celles aussi et surtout qui travaillent dans des secteurs à risque comme les abattoirs ou les société de traitement et de conditionnement de viande.

Pour sensibiliser le plus grand nombre, les institutions sont partisanes du "aller vers".
Des brigades de santé, des associations humanitaires vont donc intervenir en jouant les ambassadeurs stop-covid auprès des publics fragiles.
"Nous ne sommes ni alarmiste, ni laxiste a précisé le directeur de l'ARS, nous sommes transparents et prudents car on voit bien qu'au moindre relâchement, ça peut repartir très vite, en Mayenne comme au niveau national"

Concernant le phénomène de Mayenne-bashing qui prévaut actuellement, le préfet comme le directeur de l'ARS ont salué le comportement exemplaire des mayennais.
Ils ont aussi réaffirmé que la Mayenne n'était pas un secteur plus dangereux qu'un autre si l'on y respectait les consignes à présent connues de tous (lavage des mains, distance physique, port du masque) "au contraire même a ajouté Jean-Jacques Coiplet, "je crois que les touristes peuvent être rassurés, ces mesures sont un argument à valoriser et je regrette que d'autres territoires connaissent des excès qui n'ont pas lieu d'être". 


Les derniers chiffres de la COVID en Mayenne :


 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société coronavirus/covid-19 tendances