Le Mener, Priou, Piron, ces anciens députés devenus propriétaires de leur permanence parlementaire

Dominique Le Mener et Michel Piron ont acheté leur permanence parlementaire / © AFP, MaxPPP
Dominique Le Mener et Michel Piron ont acheté leur permanence parlementaire / © AFP, MaxPPP

Franceinfo a enquêté sur les permanences parlementaires de 250 anciens députés, pour savoir s'ils en étaient locataires ou propriétaires. 12 d'entre eux sont en Pays de la Loire, quatre de ses anciens députés de la région ont acquis leur permanence parlementaire, certains par le biais de leur IRFM.

Par Fabienne Béranger

Cette enquête menée par nos confrères de FranceInfo: fait ressortir que Dominique Le Mener, ancien député de la Sarthe, est devenu propriétaire de sa permanence par le biais de son IRFM, son indemnité représentative de frais de mandat. Une pratique qui était courante jusqu'à son interdiction en 2015. "Personne ne se posait ce genre de question", a-t-il-reconnu auprès de nos confrères de FranceInfo:

Même chose pour Michel Piron, ancien député du Maine-et-Loire qui, selon l'enquête de FranceInfo: "était propriétaire de sa permanence de Thouarcé, achetée avec son enveloppe IRFM."

Christophe Priou, l'ancien député de Loire-Alanttique devenu sénateur, a acheté sa première permanence en 2003 pour 126 380 euros avant de la revendre 165 000 euros en 2011. Il a ensuite acheté la seconde pour 190 000 euros. Lui aussi a utilisé son IRFM. "Je pense qu’un certain nombre de députés et sénateurs ont fait la même chose, puisque c’était permis légalement", se défendait-il en 2015 devant la caméra de Pièces à conviction sur France 3.

Gilles Bourdouleix, ancien député du Maine-et-Loire, et maire de Cholet, a également acheté son ancienne permanence. Pas en son nom propre mais par le biais "d'une SCI dans laquelle l'on retrouve l'élu et des membres de son conseil municipal", souligne FranceInfo: qui précise que "comme en 2015, il n'a pas souhaité répondre à nos questions."

L'enquête menée par FranceInfo: n'est pas exhaustive, "pour des raisons pratiques, nous nous sommes concentrés sur les 250 élus sortants en 2017 qui avaient effectué au moins deux mandats. Sur cet échantillon, une centaine n'ont pas répondu à nos sollicitations."

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Qu'a fait votre ancien député de sa permanence parlementaire


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