200 salariés de GM&S Industry bloquent l'usine Renault du Mans

200 salariés sont venus depuis la Creuse dans l'espoir d'interpeller les dirigeants de Renault, partenaire de leur entreprise. / © Marc Yvard / France 3 Pays de la Loire
200 salariés sont venus depuis la Creuse dans l'espoir d'interpeller les dirigeants de Renault, partenaire de leur entreprise. / © Marc Yvard / France 3 Pays de la Loire

Le salariés de GM&S Industry, entreprise d'assemblage de pièces automobiles située dans la Creuse, se sont rendus au Mans pour une action symbolique. Ils tentent de sauver leurs emplois. 

Par RI

Ils n'ont pas choisi ce lieu de blocage par hasard. Les salariés de GS&M Industry savent que leur avenir dépend en partie de l'ACI Renault du Mans, gros client de leur entreprise. 

Partie à 4h30 ce matin de la Souterraine, petite commune de 6 000 habitants dans la Creuse, les 200 salariés sont arrivés dans la matinée au Mans. Ils bloquent actuellement les entrées et sorties du site de production, empêchant les camions de passer. Objectif : interpeller la direction de Renault. 

Les salariés mécontents de GS&M Industrie bloquent les entrées et sorties du site de production de Renault au Mans. / © Marc Yvard / France 3 Pays de la Loire
Les salariés mécontents de GS&M Industrie bloquent les entrées et sorties du site de production de Renault au Mans. / © Marc Yvard / France 3 Pays de la Loire

283 emplois menacés 


Leur entreprise est spécialisée dans l'emboutissage et l'assemblage de pièces automobiles, qui travaillent notamment pour PSA et Renault. Le site de la Souterraine, qui emploie 283 personnes, est menacé de fermeture. Après trois procédures de redressement judiciaire, ils espèrent trouver un repreneur. Et convaincre Renault de continuer à travailler avec eux. 

En décembre dernier, Bernard Cazeneuve avait rencontré les dirigeants de PSA et Renault, principaux clients de GS&M Industry. A l'issue de cette rencontre, les deux géants de l'automobile s'étaient engagés à garder le même niveau de commandes et à verser des avances pour que les salariés puissent être payés. 

Aujourd'hui la situation n'est toujours pas débloquée. 

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